Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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5ème dimanche de Pâques

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Temps de prière communautaire
Paroisse Notre Dame des Sources


Dimanche 10 mai 2020

La messe et prière sont à suivre en direct sur Facebook@angouleme.catholique.fr et sur le site internet du diocèse.

Chant : « Dieu nous accueille en sa maison »

Dieu nous accueille en sa maison, Dieu nous invite à son festin :
Jour d’allégresse et jour de joie ! Alléluia !

Criez de joie pour notre Dieu,
Chantez pour lui, car il est bon, car éternel est son amour.

Que Jésus-Christ nous garde tous
Dans l’unité d’un même corps, nous qui mangeons le même pain.

Soyons témoins de son Esprit ! Que disparaisse toute peur !
Montrons au monde notre foi !

Textes du jour :

Les textes de ce dimanche peuvent se retrouver sur le site AELF :
https://www.aelf.org/2020-05-10/romain/messe

Homélie : « Nos vies, dans la Vie du Christ »

L’homélie du Père Laurent Maurin est à retrouver sur le site de la paroisse :
« Nos vies, dans la Vie du Christ »

Solidarité :

Au moment de l’offertoire, la quête se fera en ligne.
Voici le lien que vous pouvez donner :
Merci de participer à la quête en cliquant ici

Prières Universelles :

Seigneur nous te prions aujourd’hui spécialement pour nos diacres de Charente. En ce mois de l’appel nous demandons au Christ de guider encore aujourd’hui des hommes vers cette vocation au service de tous.

Seigneur, nous allons connaître une nouvelle avancée par le déconfinement. Nous te prions pour que chaque homme et chaque femme soit conscient de sa responsabilité et veille à ne pas aller ni trop vite, et continue à respecter les décisions pour éviter une nouvelle propagation.

Seigneur, tu nous dis : « Je suis le chemin, la vérité, la vie », donne à chaque personne de notre communauté de suivre la voie que tu nous ouvre dans la confiance, l’amour, le respect, l’entr’aide.

Seigneur nous te prions pour les familles touchées par un deuil, pour les familles obligées de reporter le baptême de leur enfant, les familles obligées de reculer aussi la date du mariage de leur enfant, qu’ils trouvent autour d’eux des soutiens pour les aider à avancer malgré tout.

Seigneur pendant ce confinement, nous sommes restés en lien par le téléphone ou l’internet pour continuer à partager, prendre des nouvelles, soutenir, accompagner. Merci pour toute cette solidarité et que celle-ci permette à notre communauté de grandir dans l’espérance et la foi.

Pour méditer avec Saint Augustin d’Hippone

Le Sauveur voulant prévenir la crainte tout humaine que sa mort pouvait produire dans l’âme de ses disciples et le trouble qui devait s’en suivre, cherche à les consoler, en leur déclarant qu’il est Dieu lui-même : « Et il dit à ses disciples : Que votre cœur ne se trouble point, vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi », c’est-à-dire, si vous croyez en Dieu, par une conséquence nécessaire, vous devez croire en moi, conséquence qui ne serait point légitime, si Jésus-Christ n’était pas Dieu. Vous craignez la mort pour la nature du serviteur, que votre cœur ne se trouble point, la nature divine la ressuscitera

Comme la prédiction que Jésus avait faite à Pierre, toujours plein de confiance et d’ardeur, qu’il le renierait trois fois avant le chant du coq, avait aussi rempli de crainte les autres disciples, Notre-Seigneur les rassure en leur disant : « Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père ». C’est ainsi qu’il calme le trouble et l’agitation de leur âme, en leur donnant l’espérance assurée, qu’après les périls et les épreuves de cette vie, ils seraient pour toujours réunis à Dieu avec Jésus-Christ. Que l’un soit supérieur à un autre en force, en sagesse, en justice, en sainteté, aucun ne sera exclu de cette maison, où chacun sera placé suivant son mérite. Tous recevront également le denier que le père de famille ordonne de donner à ceux qui ont travaillé à sa vigne (Mt 20). Ce dernier est le symbole de la vie éternelle, qui n’a pour personne une durée plus longue, parce qu’il ne peut y avoir de durée plus ou moins grande dans l’éternité. Le grand nombre de demeures signifie donc les différents degrés de mérites qui existent dans cette seule et même vie éternelle

Ainsi Dieu sera tout en tous, car comme Dieu est charité par l’effet de cette charité, ce qui est à chacun sera le partage de tous. C’est ainsi que chacun possède les choses qu’il n’a pas en réalité, mais qu’il aime dans un autre. La différence de gloire n’excitera donc aucune envie, parce que l’unité de la charité régnera dans tous les cœurs

Il faut rejeter comme opposé à la foi chrétienne le sentiment de ceux qui prétendent que cette multiplicité de demeures signifie qu’il y aura en dehors du royaume des cieux un lieu destiné aux âmes innocentes qui seront sorties de cette vie sans avoir reçu le baptême, condition nécessaire pour entrer dans le royaume des cieux. Puisque toute la maison des enfants de Dieu, qui sont appelés à régner, ne peut être que dans le royaume, loin de nous la pensée qu’il y ait une partie de cette maison royale qui ne soit point dans le royaume, car le Seigneur n’a pas dit : Dans la béatitude éternelle, mais : « Dans la maison de mon Père il y a un grand nombre de demeures

Ces paroles prouvent suffisamment qu’il leur parle de la sorte, parce qu’il y a dans le ciel un grand nombre de demeures, et qu’il n’est pas besoin d’en préparer quelqu’une.
Mais comment Notre-Seigneur peut-il aller nous préparer une place, puisque d’après lui, il y a déjà un grand nombre de demeures ? C’est qu’elles ne sont pas encore comme elles doivent être préparées, car les demeures qu’il a préparées par la prédestination, il les prépare encore par son action divine. Elles existent donc, déjà dans les décrets de sa prédestination, autrement il aurait dit : J’irai et je préparerai (c’est-à-dire je prédestinerai) une place ; mais comme elles ne sont pas encore l’objet de l’action divine, il ajoute : « Et lorsque je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place ». Or, il prépare maintenant ces demeures, en leur préparant ceux qui doivent les habiter. En effet, lorsque le Sauveur dit : « Il y a un grand nombre de demeures dans la maison de mon Père » ; que devons-nous entendre par cette maison de Dieu, si ce n’est le temple de Dieu, temple dont l’Apôtre dit : « Le temple de Dieu est saint, et c’est vous qui êtes ce temple ? » (1 Co 3, 17). Or, cette maison est encore en voie de construction et de préparation. Mais pourquoi faut-il qu’il s’en aille pour cette préparation, puisque c’est lui-même qui nous prépare, ce qu’il ne peut faire, s’il le sépare de nous ? Il veut nous enseigner par-là, que pour préparer ces demeures, le juste doit vivre de la foi. Si vous jouissez de la claire vue, la foi n’est plus possible. Que le Seigneur s’en aille donc pour se dérober aux regards, qu’il se cache pour devenir l’objet de notre foi, car c’est la vie de la foi qui nous prépare la place. Que la foi nous fasse désirer le Sauveur, afin que les saints désirs nous en mettent en possession. D’ailleurs, si vous l’entendez bien, il ne quitte ni le lieu d’où il paraît s’éloigner, ni celui d’où il est venu jusqu’à nous. Il s’en va en se cachant à nos regards, il vient en manifestant sa présence. Mais s’il ne demeure avec nous pour nous diriger et nous faire avancer dans la voie de la sainteté, le lieu où nous demeurerons avec lui, en jouissant de sa présence, ne nous sera point préparé.

Notre-Seigneur venait de leur dire qu’ils savaient où il allait, et qu’ils en savaient aussi la voie ; Thomas, de son côté, déclare ignorer ces deux choses, mais le Fils de Dieu ne peut mentir ; les Apôtres savaient donc, mais ils ignoraient qu’ils savaient, et Notre-Seigneur leur prouve qu’ils savaient ce qu’ils croyaient ignore r : « Jésus lui dit : Je suis la voie, la vérité et la vie ».

C’est-à-dire, où voulez-vous aller ? je suis la voie ; où voulez-vous aller ? je suis la vérité ; où voulez-vous demeurer ? je suis la vie. Tout homme est capable de percevoir la vérité et la vie, mais tout homme ne trouve pas la voie qui y conduit. Que Dieu soit une certaine vie éternelle, et une vérité que l’on peut connaître, c’est ce que les philosophes de ce monde ont eux-mêmes compris, mais c’est le Verbe de Dieu qui, dans le sein du Père, est la vérité et la vie qui est devenu la voie en se revêtant de notre humanité. Marchez par cette humanité, et vous arriverez jusqu’à la divinité ; car il vaut encore mieux marcher en boitant dans la voie, que de faire de grands pas hors de la voie.

Ils savaient donc la voie, parce qu’ils le connaissaient, lui qui est la voie. Mais qu’était-il besoin d’ajouter qu’il était la vérité et la vie, alors que la voie étant connue, il restait à savoir quel en était le terme, si ce n’est parce qu’il allait à la vérité et à la vie ? Il allait donc à lui-même par lui-même. Mais, Seigneur, est-ce que pour venir jusqu’à nous, vous vous étiez quitté vous-même ? Je sais que vous avez pris la forme de serviteur, et que vous êtes venu dans une chair mortelle, tout en demeurant où vous étiez d’abord, et vous êtes retourné par cette même chair sans vous séparer de ceux vers lesquels vous étiez venu. Si donc c’est par cette chair que vous êtes venu et que vous êtes retourné, c’est par cette même chair aussi que vous êtes devenu tout à la fois la voie que nous devons prendre pour arriver jusqu’à vous, et la voie par laquelle vous êtes vous-même venu et retourné. Or, lorsque vous êtes retourné vers la vie (qui n’est autre que vous-même), vous avez conduit cette même chair de la mort à la vie. Jésus-Christ est donc allé à la vie lorsque sa chair a passé de la mort à la vie. Et comme le Verbe est la vie, c’est à lui-même qu e le Christ est venu, car le Christ est un composé de ces deux choses, le Verbe et la chair dans une même personne. Dieu était venu par le moyen de la chair vers les hommes, la vérité était venue trouver le mensonge, car Dieu est la vérité, et tout homme est menteur (Rm 3, 4). Lors donc qu’il s’est dérobé aux regards des hommes, et qu’il a élevé sa chair vers ces hauteurs inaccessibles au mensonge. C’est le même Verbe fait chair qui, par lui-même, c’est-à-dire par sa chair, est retourné vers la vérité, qui n’est autre que lui-même ; vérité qu’au milieu même des hommes de mensonge, il a conservé jusque dans la mort. Lorsque moi-même je vous tiens un langage que vous comprenez, je m’avance en quelque sorte vers vous, sans me quitter moi-même, et lorsque je cesse de parler, je reviens comme à moi-même, tout en demeurant avec vous, si vous retenez ce que vous avez entendu. Or, si cela est possible à l’homme, image créée de Dieu, que ne peut point son image substantielle qu’il a engendrée ? Il va donc à lui-même par lui-même, et par lui-même au Père, et par lui, nous allons nous-mêmes à lui et au Père.
Cette joie dont il nous comblera en nous montrant son visage (Ps 15, 11), ne nous laissera plus rien à désirer, et c’est ce qu’avait bien compris Philippe, lorsqu’il disait : « Seigneur, montrez-nous le Père, et cela nous suffit ». Mais il n’avait pas encore compris qu’il pouvait également dire à Jésus-Christ : « Seigneur, montrez-vous à nous, et cela nous suffit, car c’est pour lui faire comprendre cette vérité, que Notre-Seigneur ajoute : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et vous ne me connaissez pas ? »
Mais comment le Sauveur peut-il leur faire ce reproche, alors qu’ils savaient bien où il allait, ainsi que la voie qui y conduisait, par cela seul qu’ils le connaissaient lui-même ? Cette question peut facilement se résoudre, en disant que parmi les Apôtres, quelques-uns connaissaient Jésus-Christ, mais que quelques autres ne le connaissaient pas, et que de ce nombre était Philippe.

En effet, lorsque nous parlons de deux personnes parfaitement semblables, nous disons : « Si vous avez vu l’une, vous avez vu l’autre ». C’est dans ce sens que Notre-Seigneur dit : « Celui qui me voit, voit mon Père », non pas que le Père soit le même que le Fils, mais parce que le Fils a une entière et parfaite ressemblance avec le Père.

Mais doit-on faire des reproches à celui qui, voyant une personne parfaitement semblable à une autre, désire voir l’autre terme de la ressemblance ? Nous répondons que le Sauveur reprend son disciple, parce qu’il voyait le fond de son cœur ; Philippe désirait connaître le Père, comme si le Père était supérieur au Fils, et par là-même il ne connaissait pas le Fils, en supposant qu’il existait un être qui lui fût supérieur. C’est pour redresser cette erreur que Notre-Seigneur lui dit : « Ne croyez-vous pas que je suis dans mon Père, et que mon Père est en moi ? » C’est-à-dire, si c’est beaucoup pour vous de voir le Père dans le Fils, croyez au moins ce que vous ne voyez pas.
Le Sauveur voulait qu’il vécût de la foi avant de parvenir à la claire vision, car la contemplation est la récompense de la foi, et c’est la foi qui prépare les cœurs à cette récompense en les purifiant.

Le Sauveur s’adresse ensuite non plus à Philippe seul, mais a tous ses apôtres : « Les paroles que je vous dis, je ne vous les dis pas de moi-même » ; que signifie cette manière de s’exprimer : « Je ne parle pas de moi-même », si ce n’est : Moi qui vous parle, je ne suis pas de moi-même ? Il attribue ainsi ce qu’il fait à celui de qui lui vient avec l’être le pouvoir d’agir.
En effet, celui qui édifie son prochain par ses discours, fait une bonne œuvre. Ces deux propositions ont été pour des hérétiques différents, la matière d’une double difficulté. Le Fils n’est point égal au Père, disent les Ariens, puisqu’il ne parle point de lui-même. Le Père est la même chose que le Fils, disent à leur tour les Sabelliens, car que signifient ces paroles : « Le Père qui demeure en moi, fait lui-même les œuvres que je fais », si ce n’est : Je demeure en moi-même, moi qui fais ces œuvres ?

Jusque-là Notre-Seigneur n’avait adressé de reproches qu’à Philippe, il fait voir maintenant qu’il n’était pas le seul qui les méritât, en disant à tous : « Croyez au moins à cause de mes œuvres ? »

Croyez donc au moins à cause de mes œuvres, que je suis dans mon Père et que mon Père est en moi ; car si nous avions une nature distincte, nous ne pourrions nullement agir avec autant d’unité.
Mais quelles sont ces œuvres plus grandes ? Est-ce d’avoir guéri les malades par l’ombre seule de son corps lorsqu’ils passaient ? (Ac 5, 15). Car c’est une action plus merveilleuse de guérir par l’ombre seule de son corps que par la frange de son vêtement. Toutefois en s’exprimant de la sorte, le Sauveur avait en vue les faits et les œuvres de ses paroles ; en effet, lorsqu’il dit : « Mon Père qui demeure en moi, opère lui-même les œuvres » ; de quelles œuvres voulait-il parler ? évidemment des paroles qu’il disait. Et le fruit de ces paroles, c’était la foi de ses disciples ; mais lorsque ses disciples eux-mêmes prêchèrent l’Évangile, ceux qui se convertirent furent beaucoup plus nombreux qu’ils n’étaient eux-mêmes, puisque les nations elles-mêmes embrassèrent la foi. Ne voyons-nous pas ce jeune homme riche se retirer de Jésus plein de tristesse après l’avoir entendu ? (Mt 19) Et cependant le conseil qu’un seul ne put se décider à pratiquer sur la recommandation du Sauveur, un grand nombre l’embrassèrent avec ardeur à la prédication des Apôtres. Il a donc fait de plus grandes œuvres lorsqu’il a été prêché par ceux qui croyaient, que lorsqu’il parlait lui-même à ceux qui recrutaient. Mais voici une autre difficulté, ces œuvres plus grandes n’ont été faites que par les Apôtres ; or, ce n’est pas seulement d’eux que le Sauveur veut parler, lorsqu’il dit : « Celui qui croit en moi ». Ou bien ne doit-on compter parmi ceux qui croient en Jésus-Christ que ceux qui auraient fait des œuvres plus grandes que les siennes ? Cette conséquence serait dure, elle serait même absurde, si on ne comprenait bien ces paroles. L’Apôtre dit : « Lorsqu’un homme, sans faire des œuvres, croit en celui qui justifie le pécheur, sa foi lui est imputée à justice (Rm 4, 5). En cela nous faisons les œuvres de Jésus-Christ, car c’est faire l’œuvre de Jésus-Christ que de croire en lui ; c’est une œuvre qu’il fait en nous, non toutefois sans notre concours. Entendez donc bien le sens de ces paroles : Celui qui croit en moi, fera aussi les œuvres que je fais ; je les fais le premier, et il les fera après moi, parce que je ne les fais le premier que pour qu’il les fasse à mon exemple. Or, quelles sont ces œuvres ? la justification du pécheur, c’est ce que le Christ opère dans le pécheur, mais avec le concours de sa volonté. Or, c’est là une œuvre plus grande que la création du ciel et de la terre, car le ciel et la terre passeront, mais le salut et la justification des prédestinés demeureront à jamais. Les anges dans les cieux, sont aussi l’œuvre de Jésus-Christ, pouvons-nous dire que celui qui coopère à la grâce de Jésus-Christ pour sa justification, fait une œuvre plus grande que la création des anges ? Que celui qui en est capable, juge si la création des justes est une œuvre plus grande que la justification des pécheurs, si l’une et l’autre de ces deux œuvres annoncent une puissance égale, la seconde exige une plus grande miséricorde. D’ailleurs il n’est nullement nécessaire d’entendre de toutes les œuvres de Jésus-Christ ces paroles : « Il fera de plus grandes œuvres que les miennes ». Peut-être n’a-t-il voulu parler que des œuvres qu’il opérait alors, et en ce moment il ne faisait qu’enseigner la doctrine de la foi ; or, enseigner la doctrine de la justice (ce que Jésus a fait sans nous), c’est faire moins que de justifier les pécheurs, ce qu’il a fait en nous avec le concours de notre volonté.

Notre-Seigneur donne ensuite un grand sujet d’espérance à ceux qui lui adresseront leurs prières, lorsqu’il ajoute : « Parce que je vais à mon Père » Et afin que personne ne fût tenté de s’attribuer le mérite de ces œuvres plus grandes, il leur fait voir que c’est lui-même qui en sera l’auteur : « Et tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, je le ferai ». Il venait de dire : « Il fera », il dit maintenant : « Je le ferai », et voici l’explication de cette parole : Ne regardez pas ce que je vous dis comme impossible, celui qui croit en moi ne peut être plus grand que moi ; c’est moi-même qui ferai alors des œuvres plus éclatantes que celles que je fais maintenant, je ferai par celui qui croit en moi ces œuvres plus grandes que celles que je fais actuellement par moi-même, ce qui n’accuse point un défaut de puissance, mais un sentiment de condescendance.
Mais que veulent dire ces paroles : « Tout ce que vous demanderez », lorsque nous voyons tant de fidèles demander sans recevoir ? N’est-ce point parce qu’ils demandent mal ? Dieu refuse dans sa miséricorde ce qu’on ne demande que pour en faire un mauvais usage. Comment donc faut-il entendre ces paroles : « Tout ce que vous demanderez, je le ferai », si Dieu, dans leur intérêt, n’accorde point aux fidèles l’objet de leurs prières ? Cette promesse n’a donc été faite qu’aux seuls Apôtres ? Non, sans doute, car le Sauveur avait dit précédemment : « Celui qui croit en moi, fera les œuvres que je fais moi-même ». Si nous considérons l’accomplissement de cette promesse dans les Apôtres eux-mêmes, nous voyons que celui qui a travaillé plus qu’eux tous, a prié trois fois le Seigneur d’éloigner de lui l’ange de Satan, sans avoir pu obtenir l’effet de sa prière (2 Co 12, 7-9). Comprenez bien le sens de ces paroles : « En mon nom », (qui est Jésus-Christ). Le mot Christ signifie roi, le mot Jésus veut dire sauveur ; donc tout ce que nous demandons contre les véritables intérêts de notre salut, nous ne le demandons pas au nom du sauveur. Cependant il ne laisse pas d’être notre Sauveur, non-seulement quand il nous accorde l’objet de nos prières, mais même quand il refuse de les exaucer, car il se montre justement notre Sauveur, en refusant de nous accorder ce qu’il sait être contraire à notre salut. Le médecin sait bien ce que le malade demande dans l’intérêt ou contre l’intérêt de sa santé, et il refuse d’accorder à ce malade les choses nuisibles qu’il désire, justement pour lui conserver la santé. Disons encore qu’il est des choses que nous demandons en son nom et qu’il ne nous accorde pas au moment même où nous les demandons, mais il les accorde plus tard ; il diffère, mais il ne refuse pas d’exaucer nos prières. Il ajoute aussitôt : « Afin que le Père soit glorifié dans le Fils, si vous demandez quelque chose en mon nom je le ferai ». Le Fils ne fait donc rien sans le Père, puisqu’il n’agit que pour que le Père soit glorifié en lui.

Pour clôturer notre prière en ce mois de mai dédié à Marie

Chercher avec toi dans nos vies Les pas de Dieu, Vierge Marie,
Par toi accueillir aujourd’hui Le don de Dieu, Vierge Marie.

1. Puisque tu chantes avec nous : Magnificat, Vierge Marie,
Permets la Pâque sur nos pas. Nous ferons tout ce qu’il dira.

2. Puisque tu souffres avec nous Gethsémani, Vierge Marie,
Soutiens nos croix de l’aujourd’hui. Entre tes mains, voici ma vie.

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