Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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6ème dimanche de Pâques

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Temps de prière communautaire
Paroisse Notre Dame des Sources


Dimanche 17 mai 2020

La messe et prière sont à suivre en direct sur Facebook @angouleme.catholique.fr et sur le site internet du diocèse.
Nous portons dans nos prières tous les défunts de cette semaine, notamment Marie-Rose, coiffeuse à Relette de Magnac-sur Touvre, et Fernande Dufourc.

Mot d’accueil :

Jésus continue de préparer ses disciples à son départ. Il ne les laissera pas orphelins car Dieu leur fera don de l’Esprit de vérité.
Comme les disciples, nous sommes invités à reconnaître la présence du ressuscité en nous et dans notre vie.
Gardons sa Parole pour vivre de l’Amour et de la fidélité à ses commandements.

Chant : « Au cœur de ce monde »

Au cœur de ce monde, Le souffle de l’Esprit
Fait retentir le cri de la Bonne Nouvelle !
Au cœur de ce monde, le souffle de l’Esprit
Met à l’œuvre aujourd’hui des énergies nouvelles.

Voyez ! les pauvres sont heureux ; ils sont premiers dans le Royaume !
Voyez ! les artisans de paix : ils démolissent leurs frontières !
Voyez ! les hommes au cœur pur : ils trouvent Dieu en toute chose

Voyez ! les affamés de Dieu : ils font régner toute justice !
Voyez ! les amoureux de Dieu : ils sont amis de tous les hommes !
Voyez ! ceux qui ont foi en Dieu : ils font que dansent les montagnes !

Textes du jour :

• Première lecture « Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint » Ac 8, 5-8.14-17
• Psaume Terre entière, acclame Dieu, chante le Seigneur ! ou : Alléluia ! Ps 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20
• Deuxième lecture « Dans sa chair, il a été mis à mort ; dans l’esprit, il a reçu la vie » 1 P 3, 15-18
• Évangile « Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur » Jn 14, 15-21

Les textes de ce dimanche peuvent se retrouver sur le site AELF :
https://www.aelf.org/2020-05-17/romain/messe

« SI VOUS M’AIMEZ VOUS GARDEREZ MES COMMANDEMENTS, MOI JE PRIERA LE PÈRE ET IL VOUS DONNERA UN AUTRE DÉFENSEUR QUI SERA POUR TOUJOURS AVEC VOUS »

Homélie : « L’Esprit de vérité qui nous est donné… »

L’homélie du Père Laurent Maurin est à retrouver sur le site de la paroisse :
L’Esprit de vérité qui nous est donné…

Solidarité :

Au moment de l’offertoire, la quête se fera en ligne.
Voici le lien que vous pouvez donner :
Merci de participer à la quête en cliquant ici

Prières Universelles :

Seigneur, nous te confions les jeunes et leurs belles initiatives, les enfants attentifs aux plus âgés, les adolescents et les étudiants soucieux de rendre service autour d’eux et leurs parents qui les soutiennent.
Pour que ton Esprit d’amour les encourage et les fortifie, Seigneur, nous te prions.

Dans ta grande bonté, Seigneur, porte un regard de tendresse sur les enfants mal aimés, mal traités, et qui, souvent servent d’exutoire aux adultes. Eux, qui n’avaient pas de place, lors de ton séjour sur la terre tu leur as donné la première ;
Ouvre nos oreilles, nos yeux et notre cœur que nous soyons attentifs à leurs appels.

A l’heure où nous débutons cette période de dé confinement, rappelle nous Seigneur que nos vies sont liées les unes aux autres. Donne-nous la sagesse de continuer à discerner l’essentiel en particulier les gestes de protection pour savoir vivre en frères.
Seigneur nous te prions.

Malgré le confinement qui isole et qui est une souffrance pour beaucoup, une vraie solidarité s’est manifestée et développée entre nos contemporains. Fortifie, Seigneur, cet Esprit de service gratuit sans lequel aucune paix ne peut durer.
Seigneur, nous te prions.

Pour notre communauté, qui malgré les difficultés, a le courage de s’adapter, de continuer chaque dimanche à nous nourrir sur le plan spirituel et à nous relier par la prière. Animée par l’Esprit de vérité, qu’elle soit un signe vivifiant où chaque enfant, chaque femme et chaque homme pourra puiser énergie et espérance.
Seigneur nous te prions.

Pour méditer avec Saint Augustin : Commentaire de l’Evangile selon St Jean 14, 15-21

En parlant ainsi, il fait voir qu’il est lui-même un Paraclet. Le mot Paraclet veut dire, en latin, avocat, et saint Jean dit du Sauveur : « Nous avons pour avocat auprès du Père, Notre-Seigneur Jésus-Christ » (Jn 1).
Et cependant pour montrer que ses œuvres ne sont point distinctes de celles du Père, il dit ailleurs :
« Lorsque je m’en serai allé, je vous l’enverrai » ( Jn 16).
Cet Esprit saint est une des personnes de la sainte Trinité, et la foi catholique le proclame consubstantiel et coéternel au Père et au Fils.
Notre-Seigneur déclare que le monde (c’est-à-dire ceux qui aiment le monde), ne peuvent recevoir l’Esprit saint, comme si nous disions : L’injustice ne peut être juste. Le monde donc, c’est-à-dire ceux qui aiment le monde, ne peuvent recevoir l’Esprit saint, parce qu’il ne le voit point. En effet, l’amour du monde est privé de ces yeux invisibles par lesquels nous ne pouvons voir l’Esprit saint que d’une manière invisible.
« Pour vous, vous le connaîtrez, parce qu’il demeurera au milieu de vous ». Et afin qu’ils n’entendent pas ces paroles : « Il demeurera au milieu de vous », d’une demeure visible, comme celle d’un hôte à qui l’on donne l’hospitalité, il ajoute : « Et il sera en vous ».
Il faut d’abord se donner à quelqu’un avant de demeurer en lui, et Notre-Seigneur explique ces paroles : « Au milieu de vous », par ces autres : « En vous » ; car s’il n’est pas en vous, vous ne pouvez non plus avoir en vous la connaissance de ce divin Esprit. C’est ainsi que vous voyez en vous-même votre propre conscience.

L’office de consolateur, que les hérétiques abandonnent à l’Esprit saint comme à la dernière personne de la sainte Trinité, l’Apôtre l’attribue à Dieu lui-même, quand il dit : « Dieu qui console les humbles nous a consolés (2 Co 7, 6). L’Esprit saint qui console les humbles, est donc Dieu. Ou s’ils prétendent que saint Paul veut parler ici du Père et du Fils, qu’ils cessent de séparer l’Esprit saint du Père du Fils, en lui attribuant exclusivement l’office de consolateur.). Mais s’il est vrai que la charité de Dieu a été répandue dans nos cœurs par l’Esprit saint qui nous a été donné (Rm 5), comment aimer Jésus-Christ et observer ses commandements pour mériter de recevoir l’Esprit saint, puisque nous ne pouvons sans lui ni aimer ni observer les commandements ? Peut-on dire que nous avons d’abord en nous la charité qui nous fait aimer Jésus-Christ, et que cet amour de Jésus-Christ et l’observation de ses commandements attirent en nous l’Esprit saint qui répand la charité de Dieu le Père dans nos cœurs ? Cette interprétation est tout à fait erronée ; celui qui croit aimer le Fils de Dieu, et n’aime pas le Père, n’aime certainement pas le Fils, il aime le produit de son imagination. La seule manière de résoudre cette difficulté est donc de dire que celui qui aime a déjà l’Esprit saint, et qu’en le possédant, il mérite de le posséder encore davantage et d’avoir ainsi un plus grand amour. Les disciples de Jésus avaient déjà en eux l’Esprit saint que le Sauveur leur promettait, mais ils devaient le recevoir d’une manière plus abondante. Ils le possédaient au dedans d’eux-mêmes, il devait leur être donné d’une manière visible, ce n’est donc point sans raison que ce divin Esprit est promis, non-seulement à celui qui ne l’a pas encore, mais à celui qui le possède déjà. Il est promis à celui qui ne l’a pas, pour qu’il le possède, et à celui qui l’a déjà pour qu’il le reçoive plus abondamment.

Notre-Seigneur ne veut point laisser croire à ses disciples qu’il leur donne l’Esprit saint pour le remplacer, comme s’il ne devait plus être avec eux, et c’est pour cela qu’il leur dit : « Je ne vous laisserai point orphelins ». Le mot orphelins signifie la même chose que le mot pupilles, l’un est grec, l’autre latin. Ainsi, bien que le Fils de Dieu nous ait donnés à son Père comme des enfants adoptifs, il veut lui-même nous témoigner une tendresse toute paternelle.

Le monde le voyait alors des yeux du corps revêtu d’une chair visible, mais il ne voyait pas le Verbe, qui était caché sous l’enveloppe d’un corps sensible, de même qu’après sa résurrection, il a donné cette chair, non-seulement à voir, mais à toucher à ses disciples, tandis qu’il en a dérobé la vue à ses ennemis ; peut-être est-ce pour cela qu’il dit : « Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus, mais pour vous, vous me verrez ». Cependant, comme au jour du jugement, le monde, c’est-à-dire, ceux qui sont exclus de son royaume, le verront de leurs yeux, je crois qu’il a surtout voulu désigner ce temps de la fin du monde où il disparaîtra pour toujours des yeux des réprouvés, et ne sera plus vu que de ceux qui l’aiment. Et s’il se sert de cette locution : « Encore un peu de temps », c’est que ce qui parait long aux yeux des hommes, est toujours très-court aux yeux de Dieu.

Pourquoi dit-il de lui au présent : « Parce que je vis », et d’eux au futur : « Et que vous vivrez ? » C’est parce qu’il leur promettait pour l’avenir la vie de la chair ressuscitée, telle qu’il devait bientôt la manifester le premier dans sa personne. En effet, sa résurrection devait suivre presque immédiatement sa mort, et c’est pour cela qu’il dit au présent : « Je vis », pour exprimer le terme prochain de sa résurrection. Mais comme la résurrection des siens devait être différée jusqu’à la fin des siècles, il ne leur dit pas : Vous vivez, mais : « Vous vivrez ». Nous vivrons en vertu de sa vie, car si c’est par un homme que la mort est entrée dans le monde, c’est aussi par un homme qu’aura lieu la résurrection des morts. Et dans ce jour (où s’accomplira cette promesse de vie), vous connaîtrez (par intuition, ce dont la foi nous donne ici la connaissance), que je suis dans mon Père, et vous en moi, et moi en vous », parce qu’en effet, lorsque nous vivrons de cette vie qui aura complètement détruit la mort, nous verrons alors s’accomplir ce qu’il a commencé lui-même, c’est-à-dire, qu’il soit en nous et que nous soyons en lui.

Celui qui les a dans sa mémoire et les garde dans sa vie ; celui qui les a dans ses discours et qui les garde dans ses œuvres ; celui qui les a par son attention à les écouter et qui les garde par sa fidélité à les pratiquer ; celui qui les a en les observant et qui les garde par une constante persévérance : voilà celui qui m’aime véritablement, la preuve de l’amour doit être dans les œuvres, ou alors il n’est plus qu’une dénomination stérile.

Mais qu’est-ce à dire : « Je l’aimerai », comme s’il n’avait pas aimé jusque-là ? Il répond à cette difficulté en ajoutant : « Et je me manifesterai à lui », c’est-à-dire, je l’aimerai pour me manifester à lui et lui donner la claire vision comme récompense de sa foi. Maintenant Jésus nous aime pour nous amener à la foi, il nous aimera alors pour nous conduire à la vision des cieux ; et nous aussi nous aimons maintenant en croyant ce que nous verrons un jour, et nous aimerons alors en voyant ce qui est l’objet de notre foi.

Pour clôturer notre prière en ce mois de mai dédié à Marie

Nous te saluons, ô toi Notre Dame,
Marie Vierge Sainte que drape le soleil,
Couronnée d’étoiles, la lune est sous tes pas.
En toi nous est donnée l’aurore du Salut.

Marie, Eve nouvelle et joie de ton Seigneur,
Tu as donné naissance à Jésus le sauveur
Par toi, nous sont ouvertes les portes du jardin,
Guide-nous en chemin, Étoile du matin.

Tu es restée fidèle, mère au pied de la croix,
Soutiens notre espérance et garde notre foi.
Du côté de ton Fils, tu as puisé pour nous
L’Eau et le sang versés qui sauvent du péché.

Ô Vierge immaculé préservée du péché
En ton âme en ton corps tu entres dans les cieux
Emportée dans la gloire Sainte Reine des cieux
Tu nous accueilleras un jour auprès de Dieu.

Pour vivre le mois de l’appel en Charente, c’est ici : https://angouleme.catholique.fr/Mois-de-l-Appel-2020

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