Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          Dimanche 15 septembre 2019 : 24ème dimanche TO C

Dimanche 15 septembre 2019 : 24ème dimanche TO C

Par le P. Laurent Maurin, doyen

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Cette histoire de brebis manquante ou de pièce manquante nous parle de nos manques. De ce qui manque pour que nous soyons vraiment heureux, en plénitude, en totalité.

Et si c’était cela, la mission ? Essayer de combler ce manque, et ça nous rendrait vraiment heureux.


Par le P. Laurent Maurin, doyen

Bonne nouvelle, la brebis perdue est retrouvée !
Qu’est-ce qui est perdu ? Que ce soit la brebis du troupeau, que ce soit la pièce du magot, elle était perdue, elle est retrouvée ! Bonne nouvelle ! Bonne nouvelle qui nous concerne, qui parle de nous, qui parle de nos vies.
Désolé, une fois de plus, il n’est pas question de Dieu. Il n’est pas question de Dieu dans l’Évangile. Jésus en parle très, très peu. Il parle de nous. Il parle de nos vies. Il parle de ce que nous pouvons vivre, pour vivre mieux, pour goûter ce bonheur impérissable, déjà ce bonheur éternel.
Alors cette histoire de la brebis manquante ou de la pièce manquante nous parle de nos manques. De ce qui manque pour que nous soyons vraiment heureux, en plénitude, en totalité. Il manque toujours une part, il manque toujours quelque chose. Et c’est ce quelque chose là qui nous rend toujours insatisfait et qui nous pousse à sortir de nous-mêmes, à sortir de nos habitudes, à sortir de nos pensées toutes faites, de nos petits groupes, de nos petits clans qui croient toujours avoir raison, même si tout le monde dit l’inverse. C’est ça, ce manque. Sortir de nous-mêmes pour goûter ce que l’on n’a pas et qui pourrait nous rendre heureux. Le troupeau pourrait être heureux si tout le monde était là. Le magot pourrait être florissant si toutes les pièces étaient là. Mais non, il y a ce manque qui nous pousse à la recherche.
Et si c’était cela, la mission ? La mission, ce serait cet état de sortie. Sortie de nous-mêmes, sortie de nos groupes, sortie de nos communautés, pour essayer de combler ce manque, et ça nous rendrait vraiment heureux.
Justement, cette année, notre évêque nous a dit que c’était une année de la mission ! Et l’année prochaine ce sera encore une année de la mission, et dans deux ans ce sera encore une année de la mission… ce sera toujours une année de la mission ! Bien sûr ! Puisque c’est notre condition de vivre nos manques, que l’on essaie de combler. Alors bien sûr, nous sommes toujours en état de mission ! Rappelez-vous, il y en a quelques-uns parmi vous qui l’année dernière, à l’automne, lorsque l’on a mis en place notre nouveau doyenné, cette communion de paroisse dans l’agglomération d’Angoulême, on s’est réuni et on s’est dit : « Mais en fait, concrètement, c’est quoi la mission ? » J’ai relevé les 4 ou 5 points qui nous paraissaient important. Vous allez voir, ça rejoint notre histoire de la brebis ou de la pièce manquante.
On se disait, une perméabilité plus grande entre nos activités d’Eglise et le monde qui nous entoure. Qu’on ne soit pas chacun chez soit. Si on est à la recherche les uns des autres, il faut communiquer ! Il faut concrètement encourager tout ce qui nous relie, plutôt que ce qui nous oppose.
Le deuxième point, cet état d’esprit pour la mission dans notre doyenné, c’était l’accueil des personnes comme elles sont. Non pas tel qu’on rêve qu’elle soit, tel qu’ l’on voudrait qu’elles soient, dans l’idéal. L’idéal n’existe pas. Tel qu’elles sont réellement. L’accueil dans l’écoute.
Le troisième point, troisième chemin, c’était : identifier les besoins du plus grand nombre. De quoi a-t-on besoin pour vivre ? Pour vivre mieux, pour être heureux ? Pour découvrir cette plénitude que Dieu veux pour nous ?
Quatrième point : les échanges, le débat. Pouvoir rendre compte de ses convictions, de son espérance. Pouvoir aussi entendre celles de l’autre. Un débat qui se fait à bonne hauteur, à hauteur d’homme. Ni au dessus, ni en dessous. A hauteur égale, dans l’égalité des relations. Que l’on soit ou non membre de l’Église, que l’on soit ou non baptisé.
Et enfin le dernier point, c’est notre capacité à se faire confiance. Se faire confiance à nous-mêmes, mais faire confiance aussi aux autres. La confiance, celle qui est si fragile, qui nous manque tant. C’est peut-être cela, ce manque de la 99ème brebis, de la 10ème pièce manquante. C’est peut-être cela, le manque de confiance. Non pas une confiance arrogante, une confiance qui aurait les solutions à tout, nous ne les avons pas. Mais une confiance a priori bienveillante, qui essaie de comprendre l’autre.
Oui, l’évangile de ce jour, à sa façon, nous parle de notre mission. Non pas comme des objectifs mais comme un état d’esprit, comme un être profond, celui qui nous anime depuis notre baptême.
C’est l’histoire aussi de Saint Paul, que nous avons entendu dans la deuxième lecture. Lui qui était rien du tout, dit-il, un blasphémateur, un violent, un calomniateur – il ne fait pas un portrait très élogieux de sa personne, et pourtant c’est Saint Paul, pilier, apôtre de l’Église ! - Ce moins que rien, dit-il, parce qu’il vit son manque comme une grâce, va sortir de lui-même pour chercher ce que Dieu lui donne pour combler ce manque. Enorme, chez saint Paul !
C’est la même chose aussi dans la première lecture pour l’histoire de ce peuple, de ce peuple Hébreux, de ce peuple qui cherche, qui sort de lui-même, qui sort de ses habitudes, qui sort dans le désert. Avec la culpabilité, ce manque, de ne pas être fidèle, peuple à la tête dure, à la nuque raide. Ce peuple qui n’est pas fidèle, voilà qu’il devient ce peuple avec lequel Dieu veut faire Alliance ! Au milieu et avec ce manque énorme de ce peuple infidèle, voici que Dieu veut en faire un peuple qui a l’éternité pour lui, qui a la confiance pour lui. Qui a la vie pour lui.
C’est pareil pour chacun d’entre nous. Ce sont nos histoires personnelles, nos histoires individuelles qui sont appelées à encore renaître, encore se développer, ici sur cette paroisse, qui va être renouvelée avec l’appel des nouvelles équipes d’animation pastorale, qui va être renouvelée avec des baptêmes, qui va être renouvelée avec des premières communion, mais aussi à l’échelle de notre doyenné qui vit actuellement ce temps de rentrée. Sont reconnues les nouvelles paroisses, sont reconnues des nouvelles équipes d’animation pastorale, en ces messes de rentrée successives en ces mois de septembre et d’octobre, pour vivre notre mission dans l’état d’esprit que nous avons essayé de décrire ensemble.
Un accueil, une confiance réciproque, un dialogue permanent, dans le respect et le débat.
A nous d’écrire la suite !

P. Laurent Maurin



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Messe de rentrée 2019 des paroisses de Ma Campagne - Puymoyen et Saint Jean-Baptiste

Livre de l’Exode 32,7-11.13-14.

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte. Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : “Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” » Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. » Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ? Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : “Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.” » Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

Psaume 51(50),3-4.12-13.17.19.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,12-17.

Bien-aimé, je suis plein de gratitude envers celui qui me donne la force, le Christ Jésus notre Seigneur, car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère, moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent. Mais il m’a été fait miséricorde, car j’avais agi par ignorance, n’ayant pas encore la foi ; la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante, avec elle la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus.
Voici une parole digne de foi, et qui mérite d’être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi, je suis le premier des pécheurs. Mais s’il m’a été fait miséricorde, c’est afin qu’en moi le premier, le Christ Jésus montre toute sa patience, pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui, en vue de la vie éternelle.
Au roi des siècles, Dieu immortel, invisible et unique, honneur et gloire pour les siècles des siècles ! Amen.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 15,1-32.

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !” Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. »
Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »

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