Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
https://angouleme.catholique.fr/Dimanche-19-janvier-2020-2eme-dimanche-du-TO-A
          Dimanche 19 janvier 2020 : 2ème dimanche du TO A

Dimanche 19 janvier 2020 : 2ème dimanche du TO A

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens

  • Télécharger l'article au format PDF Imprimer cet article
  • réagir
  • 0 vote



Peut-être les mains tendues vers au-delà de nous-mêmes, le témoignage et la mise en œuvre « d’une humanité peu ordinaire », nous obligent-elles à lever les yeux et à porter plus loin le regard.


Le Seigneur avait un projet extraordinaire : faire d’Israël « la lumière des nations, pour que mon salut parvienne, dit-il jusqu’aux extrémités de la terre. » Il voulait, en son peuple, « manifester sa splendeur. » Une splendeur une et unique, une splendeur embrassant toute la réalité et toute réalité. Une splendeur sans aucune ombre, illuminant tous les hommes. Le prophète Isaïe avait cette mission, déjà, de « rassembler Israël », et plus encore, car c’était sans doute trop peu, de « ramener les rescapés d’Israël. » De refaire l’unité du peuple, pour que cette unité brille au yeux du monde de la lumière de Dieu, et que tout homme en soit éclairée.
Cette unité, c’est le rêve que nous portons de notre unité intérieure, souvent tiraillée, c’est le rêve de l’unité de nos familles, et de l’unité plus large encore de notre famille humaine. Cette famille humaine tant et tant blessée par les refus et les rejets, par les peurs et les surdités du cœur. Dans le diocèse, notre week-end est placé sous le signe du Burkina Faso et de notre fraternité avec le diocèse de Koudougou. Heureux jumelage qui nous sort de nous-mêmes et de notre entre-soi – un jumelage parmi d’autres, comme pour nous, celui avec la Corée. Et nous percevons combien ces ouvertures sont rafraîchissantes, aérantes, combien elles donnent du souffle, combien cette sortie de nous-mêmes pour tendre la main vers d’autres qui tendent la main vers nous, jusqu’à ce que nos mains se rejoignent, fait du bien à nos diocèse, à nos paroisses, à nos communautés et à nous-mêmes. Combien « témoigner d’une humanité peu ordinaire », comme le dit le thème de cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens dans laquelle nous entrons aujourd’hui, fait grandir l’humanité. Ce rêve fou, enfoui en nous, d’une humanité réconciliée, vient se rappeler à la mémoire de notre cœur. Il y a tout juste un an, j’arrivais avec quelques jeunes de la province au Panama, pour y vivre les JMJ. Et me reviennent en mémoire les mots que le pape adressait aux jeunes lors de la cérémonie d’ouverture : « Nous venons de cultures et de peuples différents, nous parlons des langues différentes, nous portons des vêtements différents. Chacun de nos peuples a vécu des histoires et des événements différents. Que de choses peuvent nous différencier ! Mais rien de tout cela n’a empêché de pouvoir nous rencontrer et de nous sentir heureux d’être ensemble. Cela est possible parce que nous savons qu’il y a quelque chose qui nous unit, il y a quelqu’un qui nous rapproche. Chers amis, vous avez fait beaucoup de sacrifices afin de pouvoir vous rencontrer et vous devenez ainsi de véritables maîtres et artisans de la culture de la rencontre. Par vos gestes et vos attitudes, par vos regards, vos désirs et surtout par votre sensibilité vous refusez et désavouez tous ces discours qui se focalisent et s’efforcent de semer la division, à exclure ou rejeter ceux “qui ne sont pas comme nous”. Et cela parce que vous avez ce flair qui sait pressentir que « L’amour véritable n’efface pas les différences légitimes, mais les harmonise en une unité supérieure » (Benoît XVI, Homélie, 25 janvier 2006). Au contraire, nous savons que le père du mensonge préfère un peuple divisé qui se dispute, qu’un peuple qui apprend à travailler ensemble. Vous nous enseignez que se rencontrer ne signifie pas s’imiter, ni penser tous la même chose ou vivre tous de la même manière faisant et répétant les mêmes choses, écoutant la même musique ou portant le maillot de la même équipe de football. Non, pas ça. La culture de la rencontre est un appel et une invitation à oser garder vivant un rêve commun. Oui, un grand rêve capable d’abriter tout le monde. Ce rêve pour lequel Jésus a donné sa vie sur la croix et que l’Esprit Saint a répandu et a marqué au feu, le jour de la Pentecôte, dans le cœur de tout homme et de toute femme, le tien et le mien, dans l’attente de trouver de la place pour grandir et se développer. »
Ce rêve, c’est aussi celui de notre Église. De notre Église unique, et pourtant divisée. De notre Église Corps du Christ ressuscité, qui, si vite dans l’histoire, n’a plus su éclairer les hommes par son unité. Vous me direz qu’avant de vivre une « Semaine de prière pour l’unité des chrétiens », avec l’actualité que connaît notre Église catholique, nous pourrions déjà vivre une « semaine de prière pour l’unité catholique » ! Car les divisions internes à notre confession sont déjà nombreuses et semblent vouloir toujours être marquées davantage. Alors il nous faut refaire jaillir du cœur et de la raison, ce rêve d’unité que portait Jésus.
Peut-être les mains tendues vers au-delà de nous-mêmes, le témoignage et la mise en œuvre « d’une humanité peu ordinaire », nous obligent-elles à lever les yeux et à porter plus loin le regard. Ce rêve d’unité – de la famille humaine et aussi, donc, de l’Église – le pape, dans son même discours, lui donnait un nom : « (C’est) un rêve appelé Jésus semé par le Père dans la confiance qu’il grandira et vivra en chaque cœur. Un rêve qui circule dans nos veines, qui fait frissonner le cœur et le fait danser chaque fois que nous l’écoutons. »
L’évangile d’aujourd’hui ne nous dit pas autre chose. Jean-Baptiste invite les disciples qui l’entourent à lever les yeux et à se tourner vers « l’Agneau de Dieu », dont le nom est « Jésus ». Ce Jésus qui réalise le rêve d’unité de toute l’humanité, et nous permet de le réaliser nous aussi en tendant nos mains les uns vers les autres, d’abord vers les plus rejetés (et nous rejetons tous, à un moment ou à un autre, des gens proches ou lointains), et aussi vers nos frères et sœurs chrétiens d’autres confessions, dont les différences nous enrichissent. Comme le dit Saint Paul dans son adresse de la Lettre aux Corinthiens n’oubliant personne de ceux qui tournent leurs yeux vers le même Christ : « A l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui sont appelés à être saints, avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre. »
Que la grâce et la paix de Dieu gardent nos cœurs ouverts dans le désir de la réalisation de ce rêve d’unité, et qu’elles nous donnent de lui donner chair, dans ce monde que Dieu aime, qu’elles nous donnent de vivre, ensemble, une « humanité peu ordinaire ».
Amen.

P. Benoît Lecomte

Livre d’Isaïe 49,3.5-6.

Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

Psaume 40(39),2abc.4ab.7-8a.8b-9.10cd.11cd.

D’un grand espoir
j’espérais le Seigneur :
il s’est penché vers moi.
En ma bouche il a mis un chant nouveau,
une louange à notre Dieu.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

Vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.
J’ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,1-3.

Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être apôtre du Christ Jésus, et Sosthène notre frère, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre.
À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,29-34.

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Contact

adresse Paroisse Ma Campagne - Puymoyen
2, bld Jean Moulin
16000 Angoulême
+335 45 61 15 04
paroisse.macampagne chez dio16.fr
Accueil à la paroisse les mardis et vendredis de 16h30 à 18h30

Contact

adresse Paroisse Saint Jean-Baptiste
28 rue Pierre Aumaître
16000 Angoulême
+336 09 78 55 52
paroisse.saintjeanbaptiste chez dio16.fr
Accueil à la paroisse les mardis de 10h à 12h



-