Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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Dimanche 28 juin 2020 13ème dimanche TO A Ma Campagne – Saint Jean-Baptiste

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A l’occasion de cette messe commune de fin d’année nous pouvons rendre grâce à Dieu pour ce qu’il nous a été donné de vivre, en remerciant tous ceux qui nous ont encouragé sur ce chemin et qui nous ont tendu la main pour aller jusqu’au bout.


Il y a 9 mois, le 15 septembre, nous célébrions la messe en plein air, nos deux paroisses réunies. Il faisait beau, l’année démarrait, des enfants communiaient pour la première fois, nous étions heureux de nous retrouver après les mois d’été.
Et l’année est passée. A toute vitesse, diront certains. Pour d’autre, la rentrée était il y a une éternité. Il s’en est passée, des choses, en 9 mois ! Dans nos vies personnelles et familiales : des joies, des peines, des défis, des réussites. Dans nos vies professionnelles. Dans nos vies associatives, dans notre société, dans notre monde, dans l’Église et jusque dans nos communautés chrétiennes, avec cette rencontre, hier matin, de Denis et Jean-Michel, vos futurs pasteurs. Que d’événements traversés - dont celui de cette crise, vécue presque trois mois et de nature à transformer tant de dimensions en nos vies et en notre monde. Des événements, des rencontres, des louanges et des supplications… chacun, dans le silence de son cœur, peut ressaisir, autant que possible, tout ce qui lui a été donné de vivre, d’attendu et d’inattendu.
Et à travers cela, avec tout cela, en tout cela, as-tu aimé ? Comment as-tu aimé ? As-tu su laisser Dieu être à la première place ? As-tu su l’accueillir jusque chez toi alors qu’il frappait à la porte, lui, toujours et inlassablement en chemin jusqu’à toi ? C’est cela que nous demande l’Evangile ce matin. Cette année t’a-t-elle fait plonger éperdument dans l’Amour avec un grand A, et t’es-tu laissé faire par Lui ?
En même temps, cette page d’évangile a de quoi nous déstabiliser, au moins nous interroger. Qui donc est ce Dieu qui demande qu’on l’aime plus que son père ou sa mère, plus que son fils ou sa fille ? Ceux qui sont nos racines et de qui nous venons, ceux qui sont notre avenir et comme la prunelle de nos yeux ? Que serait donc un Dieu qui se placerait avant les autres, qui demanderait plus d’amour pour lui que pour tous les autres, même ceux qui sont les plus chers à nos yeux ? Quel est ce Dieu accapareur, voire un brin jaloux ? Ou bien, il nous faut entendre et comprendre autrement ces paroles de Jésus. Elles nous invitent à aimer plus. C’est-à-dire à aimer non d’un amour qui vient de nous, mais d’un amour plus grand que nous. Et d’aimer en toutes circonstances. Aimer d’un Amour de qui nous venons et qui est Lui-même nos racines, aimer d’un Amour qui est aussi notre avenir.
Aimer d’un amour déraisonné, comme cette femme du livre des Rois qui accueille le prophète Elisée, d’abord pour quelques repas, puis lui fait une chambre pour qu’il ait un « chez-lui », puis accueille en confiance sa parole folle de promesse. Là, dans l’accueil de l’autre, dans l’amour de l’autre pour ce qu’il est et dans l’accueil de sa parole, se révèle aussi l’amour de Dieu, selon le double commandement qui n’en est qu’un.
Il n’est pas alors question de morale, mais de folie et de simplicité. Folie de l’amour, simplicité dans l’amour. C’est la voie de tout homme qui est là révélée et que les baptisés ont pour mission d’annoncer. C’est la voie de tout homme car nous portons tous en nous, quelques soient nos opinions et nos cultures, cette vocation ultime et cet intime désir de vivre en paix et d’être unis dans la justice et la dignité. Et les baptisés que nous sommes, avec toutes celles et tous ceux qui ont été plongés dans le bain de la mort et de la résurrection de Jésus, reçoivent la grâce de manifester à tous la beauté et la grandeur de cette vie que nous sommes appelés à vivre, dans la contemplation, la lutte, l’action et la prière. « Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle. » « Porter sa croix », comme le dit l’évangile. Vivre d’une vie qui révèle l’Amour de Dieu et la réponse de l’Homme, non comme un fardeau mais comme un cadeau qui donne envie de suivre, et d’accueillir, et de servir, et de plonger, et d’aimer. Folie de l’amour dans la simplicité du quotidien, dans les verres d’eau fraîche tendus à ceux qui ont soif.
A l’occasion de cette messe commune de fin d’année, à nouveau en plein air comme pour ne nous enfermer en rien et certainement pas dans une Eglise qui pourrait s’autoréférencer, mais au contraire pour manifester que notre vie baptismale s’entend et s’étend dans la communion de toute la Création déjà sauvée par le Christ, nous pouvons relire cette année écoulée non pour en faire un bilan en termes d’aspects positifs ou négatifs, mais pour nous demander comment nous avons vécu de cette simplicité et de cet Amour. En rendant grâce à Dieu pour ce qu’il nous a été donné de vivre, en remerciant tous ceux qui nous ont encouragé sur ce chemin et qui nous ont tendu la main pour aller jusqu’au bout. En demandant aussi la grâce d’aimer toujours davantage ceux que nous croisons, en construisant l’unité de nos communautés comme nous l’avons encore fait hier et comme nous le faisons aujourd’hui. Dans le souffle de l’Esprit qui inspire des façons nouvelles d’engagement et de vie en ce monde aimé de Dieu et pourtant inquiet pour demain et si vite pris dans tant de violences. Pour que notre Eglise devienne – et cela dépend aussi de nous – le signe de la liberté et de l’amour, de la justice et de la paix, de l’accueil inconditionnel et de la sortie vers tous les hommes, de la confiance infinie et de l’espérance qui ne déçoit jamais.
Amen.

P. Benoit Lecomte

Deuxième livre des Rois 4,8-11.14-16a.

Un jour, Élisée passait à Sunam ; une femme riche de ce pays insista pour qu’il vienne manger chez elle. Depuis, chaque fois qu’il passait par là, il allait manger chez elle. Elle dit à son mari : « Écoute, je sais que celui qui s’arrête toujours chez nous est un saint homme de Dieu. Faisons-lui une petite chambre sur la terrasse ; nous y mettrons un lit, une table, un siège et une lampe, et quand il viendra chez nous, il pourra s’y retirer. » Le jour où il revint, il se retira dans cette chambre pour y coucher. Puis il dit à son serviteur : « Que peut-on faire pour cette femme ? » Le serviteur répondit : « Hélas, elle n’a pas de fils, et son mari est âgé. » Élisée lui dit : « Appelle-la. » Le serviteur l’appela et elle se présenta à la porte. Élisée lui dit : « À cette même époque, au temps fixé pour la naissance, tu tiendras un fils dans tes bras. »

Psaume 89(88),2-3.16-17.18-19.

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

Heureux le peuple qui connaît l’ovation !
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;
tout le jour, à ton nom il danse de joie,
fier de ton juste pouvoir.

Tu es sa force éclatante ;
ta grâce accroît notre vigueur.
Oui, notre roi est au Seigneur ;
notre bouclier, au Dieu saint d’Israël.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 6,3-4.8-11.

Frères, ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts.
Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car lui qui est mort, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c’est pour Dieu qu’il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,37-42.

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

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1 réaction


29 juin 19:06, par chambon

Encore une fois MERCI pour cette messe célébrée en plein air.

Dieu est fou....et la folie de son amour se dit souvent dans l’accueil, le partage, la simplicité.
Et les rencontres de cette semaine ont été très riches. Merci à Benoît, Denis, Jean Michel, l’équipe d’EAP, à P. à CL. et tant d’autres , signes de l’amour de Dieu sur nos routes.

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