Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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        Echos du Conseil Episcopal du 11 janvier 2019

Echos du Conseil Episcopal du 11 janvier 2019

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Le 1er conseil épiscopal de l’année s’est déroulé en présence des 5 doyens du diocèse, avec un temps conséquent réservé à un échange sur les crises que traversent la société française et l’Eglise.


L’ordre du jour comprenait quatre temps :

1er temps : Un regard sur l’actualité de la vie de l’Église et de la société, un partage à propos de l’actualité qui affecte les chrétiens aujourd’hui.

Le tour de table (4 minutes de parole chacun) puis l’échange qui a suivi ont permis d’évoquer les crises qui affectent la société et l’Église, et les sentiments qui s’en dégagent : tristesse, inquiétude pour le présent et pour l’avenir.

A propos de la société :

On perçoit clairement un besoin de perspective, d’une orientation. Or ce qui marque est d’abord une sensation d’inégalités et d’injustice, matérialisée par les questions du pouvoir d’achat, des taxes, des écarts entre les salaires.
La crise des Gilets Jaunes est perçue par beaucoup comme un témoignage, un cris de ras-le-bol qui est aussi cris de libération. La colère sourde depuis longtemps sur le plan sociétal, pétrie d’incompréhensions, de distance avec les décideurs, de liens rompus au sein de la société et fruit de politiques nationales et internationales des dernières décennies. Le libéralisme et la financiarisation à outrance sont un échec. Le seul modèle de société ne peut être le modèle du business, qui engendre la violence.
A travers ce cris, on peut entendre le désir de parole, le besoin d’échanges, de fraternité (retrouvée sur bien des rond-points), en même temps que les difficultés à s’exprimer, à prendre le temps d’écouter, de dialoguer.
Cette situation Française est un écho d’une situation mondiale inquiétante, avec la montée des dictatures et des populismes, et avec les questions d’ordre bioéthique (qui n’ont pas de frontière).


A propos de l’Église :

Il a été question du silence des chrétiens sur les affaires de pédophilie, en même temps que la perception d’une défiance ou d’une suspicion notamment des jeunes couples avec enfants à l’égard de l’Église.
La crise que traverse l’Église est une crise de confiance et en même temps une véritable opportunité pour que l’Église clarifie sa parole et sa position. L’Église semble encore aujourd’hui très, trop éloignée des réalités de ses contemporains. N’est-elle pas encore trop perçue avec une autorité, un pouvoir ou une façon d’exiger des choses, devenue inaudible ? Elle est aujourd’hui décrédibilisée, lente dans ses réactions – et notamment dans les suites d’une mise en œuvre de la Lettre du Pape François au Peuple de Dieu (20 août 2018). Sa vie interne n’est pas toujours porteuse d’un témoignage évangélique, quand elle ne fait pas attention aux personnes, qu’elle juge, que la parole ne circule déjà pas en son sein, ou que les actes et les paroles ne sont pas en cohérence. Il resterait ainsi à ne plus chercher à sauvegarder, mais à inventer d’autres voies en portant le souci de ceux qui quittent l’Église ou ne la rejoignent pas.

Face à ces constats (repris ici de façon rapide et non exhaustive), des propositions sont avancées, à mettre en œuvre pour répondre aux volontés de dialogue, de parole, de collaboration et de repères :
De façon générale :
- Etre porteur d’espérance, être présents aux hommes d’aujourd’hui

De façon plus concrète :
- Reprendre la Lettre du Pape, la travailler et trouver ensemble des manières d’y répondre concrètement
- Travailler la doctrine sociale de l’Église (incluant aussi Laudato Si). Le parcours « Zachée » est cité en exemple et encouragé.
- Travailler réellement les relations internes dans l’Église, dans le diocèse, et les méthodes de collaboration
- Revoir les fonctionnements des conseils et des assemblées paroissiales pour faire participer tout le Peuple de Dieu, travailler la synodalité, faire confiance au sensus fidei.
- En conseil presbytéral, prendre un temps conséquent de travail sur les transformations profondes à opérer dans l’exercice des ministères, des collaborations et de la présence de l’Église.
- On remarque que la liturgie dominicale est un lieu de rassemblement, qui peut être un lieu de liberté pour parler et écouter une parole qui donne du souffle à ceux qui sont là. Néanmoins, on ne doit pas se focaliser exclusivement sur la liturgie où tout peut aussi être muselé.
- Etre davantage attentif aux souffrances des communautés chrétiennes en plusieurs endroits
- Gagner en « transparence » et en clarté, notamment à propos des organes de décision, du conseil épiscopal, à partir de compte-rendus plus systématiques.
- Le conseil épiscopal encourage et promeut l’initiative de RCF Charente d’ouvrir des débats radiophoniques de janvier à mars 2019.

A la fin de cet échange, il est rappelé que cette discussion ne doit pas être une parenthèse vite oubliée au milieu des autres préoccupations pastorales.
En revanche, il revient à chacun, selon ses responsabilités (conseil épiscopal, doyens, laïcs, prêtres, évêque) de mettre en œuvre les actions possibles pour progresser ensemble dans les différentes dimensions et défis évoqués.

Deuxième temps : La matinée de formation des membres des EAP
Le Père Guy Rougerie informe le conseil épiscopal et les doyens de l’avancée et du programme de la matinée de formation des membres des EAP le 9 février prochain. Ce temps sera consacré à une réflexion sur le découpage paroissial, à partir d’exemples et faisant droit à un travail par doyenné.

Troisième temps : Points d’attention des doyens en vue des nominations
Le conseil épiscopal donne la parole aux doyens, afin qu’ils expriment les points d’attention à propos des personnes et des communautés, en vue d’une réflexion à venir sur les nominations.

Chaque doyen a pu exprimer les points d’attention qu’il estime important à prendre en compte :
- Unité du presbytérium, même à l’intérieur d’un doyenné,
- Développer la co-responsabilité entre les prêtres
- Santé, âges et charismes des prêtres et des diacres
- Souhaits exprimés par certains prêtres et diacres
- Développer la co-responsabilité entre prêtres et laïcs
- Points d’attention sur des rapprochements de paroisses en fonction des réalités géographiques, territoriales et historiques
- Fragilité de certaines communautés chrétiennes

La discussion sera à l’ordre du jour du prochain conseil épiscopal, le 25 janvier.

Quatrième temps : Informations diocésaines et des doyennés.

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