Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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            Homélie du 11 novembre 2018 – Centenaire de l’Armistice

Homélie du 11 novembre 2018 – Centenaire de l’Armistice

En ce XXXII° dimanche du Temps Ordinaire de l’année B, nous prions pour la paix et commémorons le centenaire de l’Armistice du 11 novembre 1918.


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En ce dimanche où nous célébrons la mort et la résurrection du Christ, nous commémorons le centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918, la fin des combats qui auront fait près de 10 millions de morts, et pour la France, plus de 600 000 veuves et près d’un million d’orphelins. L’arrêt des combats n’est pas encore la paix. Si la guerre a été gagnée, il reste à gagner la paix ! Ce sera tout l’enjeu de la Conférence de Paris qui aboutira à la signature du traîté de Versailles le 28 juin 1919, définissant les remaniements territoriaux ainsi que les dispositions financières, économiques et sociales conséquentes à la victoire française et à la défaite allemande.
Ce qui était vrai en 1918 l’est toujours aujourd’hui : chaque jour, nous devons gagner la paix. Le pape François le rappelait lors de la dernière fête de Pâques : « Le Christ, avec sa mort et sa résurrection, a vaincu le péché qui séparait l’homme de Dieu, l’homme de lui-même, l’homme de ses frères… (Sur la croix), il a rétabli la paix, commençant à tisser la toile d’une nouvelle fraternité… Seule cette fraternité peut garantir une paix durable, peut vaincre les pauvretés, peut éteindre les tensions et les guerres, peut extirper la corruption et la criminalité ».
Nous célébrons donc cette eucharistie pour accueillir du Christ lui-même, en communiant à sa parole et à son pain de vie, le don de sa paix, nous laisser habiter le cœur par cette paix afin d’en devenir, là où nous vivons, des artisans humbles mais convaincus.
Nous entrons dans la prière par le signe de l’amour qui nous sauve…

PRIERE POUR LA PAIX (Saint Jean-Paul II)

Entends ma voix, Seigneur, car c’est celle des victimes de toutes les guerres et de toutes les violences entre les individus et les peuples.
Entends ma voix, car c’est celle de tous les enfants qui souffrent et qui souffriront tant que les gens mettront leur confiance dans les armes et la guerre.
Entends ma voix, quand je te prie d’insuffler dans le cœur de tous les humains la sagesse de la paix, la force de la justice et la joie de l’amitié.
Entends ma voix, car je te parle pour les multitudes qui, dans tous les pays et en tous les temps, ne veulent pas la guerre et sont prêtes à parcourir la route de la paix.
Entends ma voix et donne-nous la force de savoir répondre toujours à la haine par l’amour, à l’injustice par un total engagement pour la justice, à la misère par le partage.
Entends ma voix, ô Dieu, et accorde à notre pays et au monde ta paix éternelle. Amen.
Refrain : Peuple de frères, Peuple du partage, porte l’Evangile et la paix de Dieu (Bis)

HOMELIE

Comment les lectures de la Parole de Dieu éclairent-elles l’anniversaire que nous célébrons aujourd’hui ? Spontanément, je vois dans la veuve de Sarepta, autant que dans celle de l’évangile, la figure de toutes ces femmes qui, tout au long de l’histoire, et particulièrement dans les moments d’épreuves telles que furent les guerres, ont assuré l’avenir de l’homme, la survie de l’humanité. Peut-être parce qu’elles portent en elles le mystère de la vie, les femmes savent trouver au plus profond d’elles-mêmes l’énergie pour la défendre et se battre pour qu’elle triomphe sur tout ce qui pourrait ou voudrait la détruire.
Dans les deux textes que nous avons entendus, ces veuves sont louables pour avoir offert leur essentiel et pas seulement le superflu. En général, y compris dans nos gestes de générosité, nous n’engageons guère notre essentiel, ce qui nous est vital… peut-être par peur de manquer nous-mêmes de cet essentiel… Ici, le don qui est fait n’est pas seulement extérieur : le peu de farine et d’huile, les deux piécettes prennent une valeur infinie parce qu’elles symbolisent le don que ces deux femmes font « d’elles-mêmes » ! Elles n’offrent pas seulement ce qu’elles ont, le peu qu’elles ont… Elles offrent TOUT ce qu’elles SONT !
Et le Seigneur qui connaît le secret des cœurs reconnaît la valeur de ce don. Il l’accueille… et le multiplie, l’enrichit de sa grâce ! La farine et l’huile ne s’épuisent pas ! La pauvre veuve a mis dans le trésor du Temple plus que tous les autres, et c’est Jésus qui le dit ! Peut-être est-il ému par cette dernière rencontre avant sa passion et sa mort ? Comme lui, cette femme est entrée dans le mystère d’une vie entièrement donnée et qui ne retient rien pour elle : « elle a donné toute sa vie ».
Tout cela nous redit le prix et la grandeur de tout ce que mettons de nous-mêmes dans ce que nous offrons à Dieu ou aux autres. C’est le prix et la valeur de l’AMOUR ! Pas besoin d’être croyant, me direz-vous, pour aimer et se donner soi-même ! Ceci n’est pas le privilège du croyant ! C’est ce que tout être humain se sent appelé à vivre ! C’est vrai, mais le chrétien qui veut mettre en pratique l’exemple et les paroles du Christ, laisse résonner en lui son appel incessant : « Aimer c’est tout donner et se donner soi-même… Pas de plus grand amour que de donner sa vie… » Tout l’évangile se résume à AIMER comme lui nous aime, c’est-à-dire, en se donnant.
C’est cet amour-là, nous voulons le croire, qui construit la paix. Un amour greffé sur celui de Jésus, qui s’est offert une fois pour toutes, pour détruire le péché et la mort, pour détruire la guerre et la haine, la violence et l’injustice… qui, même s’ils sont toujours à l’horizon de nos existences, n’auront pas le dernier mot ! Ils ne l’ont plus déjà, chaque fois que nous laissons l’amour l’emporter sur le reste ! Nous le savons ! Mais parfois, nous nous sentons si impuissants face au mal, que nous croyons inutiles nos petits actes d’amour, à notre petit niveau !... La Bonne Nouvelle de Jésus c’est que RIEN de nos moindres actes d’amour ne sera perdu, pour nous, pour Dieu, pour tous nos frères en humanité ! Croyez-vous vraiment que toutes ces vies offertes pour la paix ont été inutiles ? Sans elles, qu’en serait-il de la liberté dans notre pays aujourd’hui ? Certes, la paix demeure fragile. Mais elle est entre les mains de chacun, comme un trésor à partager si nous voulons qu’elle se multiplie, une paix fondée sur l’amour, comme Jésus nous le dit, comme la paix que Lui nous donne en SE donnant. Amen.
P. Frédéric VOLLAUD

1 réaction


24 novembre 2018 11:29, par Alain

AMEN AMEN AMEN !
Trois fois AMEN !!

OUI, chaque jour, nous devons gagner la paix. Elle n’est jamais acquise définitivement

Nous devons être de humbles artisans de la PAIX que Jésus nous donne.
OUI il faut répondre toujours à la haine par l’amour.

il faut Tout faire par AMOUR.

comme le dit Paul : s’il manque l’amour, cela ne sert à rien.

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