Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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              Homélie du 2 juin 2019 - Journée mondiale de la communication

Homélie du 2 juin 2019 - Journée mondiale de la communication

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"La métaphore du réseau rappelle une autre figure riche de significations : celle de la communauté."


Ce 7ème dimanche du temps pascal est la « Journée mondiale des communications sociales », la 53ème du nom. Et la parole de Jésus dans l’évangile vient à point pour nous aider à réfléchir à notre communication, en nous portant dans sa prière auprès du Père : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. » La mission et la conversion sont histoire de parole et d’unité. Quelle est notre parole publique quant à l’Evangile et à la Bonne Nouvelle de Pâques ? De quoi sommes-nous le signe, aux yeux du monde ?
Dans son message pour cette journée, le pape François propose une méditation sur les réseaux sociaux. Ces réseaux capables du meilleur comme du pire. Ces lieux où les personnes se retrouvent, échangent, partagent, s’ouvrent à de nouvelles réalités, communiquent facilement, tissent des liens. Ces lieux aussi où la vérité peut être travestie, où l’on peut s’isoler et se perdre, où l’on peut perdre tout contact humain avec la réalité.
Pourtant, dit le pape, « la métaphore du réseau rappelle une autre figure riche de significations : celle de la communauté. Une communauté est d’autant plus forte qu’elle est cohésive et solidaire, animée par des sentiments de confiance et poursuivant des objectifs partagés. La communauté comme réseau solidaire requiert l’écoute mutuelle et le dialogue, basé sur l’utilisation responsable du langage. » Cette métaphore du réseaux en appelle une autre, celle que propose saint Paul. « La métaphore du corps et des membres nous amène à réfléchir sur notre identité, qui est basée sur la communion et sur l’altérité. Comme chrétiens, nous nous reconnaissons tous membres de l’unique corps dont le Christ est la tête. Cela nous aide à ne pas voir les personnes comme des concurrents potentiels, mais à considérer même les ennemis comme des personnes. Il n’y a plus besoin de l’adversaire pour se définir soi-même, parce que le regard d’inclusion que nous apprenons du Christ nous fait découvrir l’altérité d’une nouvelle manière, comme partie intégrante et condition de la relation et de la proximité.
Une telle capacité de compréhension et de communication entre les personnes humaines a son fondement dans la communion de l’amour entre les Personnes divines. Dieu n’est pas Solitude, mais Communion ; Dieu est Amour, et donc communication, parce que l’amour communique toujours, et bien plus se communique soi-même pour rencontrer l’autre. Pour communiquer avec nous et pour se communiquer à nous Dieu s’adapte à notre langage, établissant dans l’histoire un véritable dialogue avec l’humanité .
En vertu de notre être créé à l’image et à la ressemblance de Dieu qui est communion et communication-de-soi, nous portons toujours dans le cœur la nostalgie de vivre en communion, d’appartenir à une communauté. « Rien, en fait – affirme Saint Basile –, n’est plus conforme à notre nature que de nous fréquenter mutuellement, d’avoir besoin les uns des autres ».
Nous, chrétiens, sommes appelés à manifester cette communion qui est la marque de notre identité de croyants. »
Cette communion de nos communautés devient alors Parole. Parole adressée au monde, Parole subversive dans un monde qui préfère organiser les groupes de personnes en fonction de leur classe sociale, de leur religion, de leur orientation politique, de leurs hobbies ou selon tout autre critère auquel vous penserez. La communion de nos communautés est accueil d’une vie qui inclus le riche et le pauvre, l’autochtone et l’étranger, le manuel et l’intellectuel, celui de droite et celui de gauche, de conservateur et le progressiste, reconnaissant en chacun un frère, une sœur infiniment aimé de Dieu et par qui Dieu vient nous rencontrer.
N’est-ce pas à cette condition, nécessaire, que notre témoignage peut être audible, entendu, reçu ? De quoi témoignent nos divisions entre Eglises chrétiennes, ou nos rejets mutuels, sinon d’un contre-témoignage au Dieu Trinité Lui-même, à la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ mort et ressuscité pour tous, et au travail de l’Esprit en nous ?
« L’Église elle-même, continue le pape dans son message, est un réseau tissé par la communion eucharistique, où l’union n’est pas fondée sur « j’aime » , mais sur la vérité, sur l’“Amen”, avec lequel chacun adhère au Corps du Christ en accueillant les autres. »
La question nous est renvoyée : quelle communauté voulons-nous être ? De quoi sommes-nous le signe ? Quel type de réseau tissons-nous entre nous en paroisse, en doyenné, en diocèse ?
L’accueil par le monde de la Vie de Dieu est à ce prix, celui de notre communion entre nous et avec Dieu. Celui de notre unité reçue du Dieu Trinité, de notre vie dans l’Esprit à la suite de Jésus.
Que l’amour dont nous sommes aimés vienne irriguer l’amour dont nous nous aimons, et le mener à son plein accomplissement, pour que nous sachions parler et communiquer l’amour de Dieu autour de nous, pour que notre vie devienne Parole, pour que l’humanité tout entière goûte à la Joie de connaître le Christ et sa Bonne Nouvelle !
Amen.
P. Benoît Lecomte

En savoir plus


Lectures de la messe
Première lecture

« Voici que je contemple le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu » (Ac 7, 55-60)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
Étienne était en face de ses accusateurs.
Rempli de l’Esprit Saint,
il fixait le ciel du regard :
il vit la gloire de Dieu,
et Jésus debout à la droite de Dieu.
Il déclara :
« Voici que je contemple les cieux ouverts
et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »
Alors ils poussèrent de grands cris
et se bouchèrent les oreilles.
Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui,
l’entraînèrent hors de la ville
et se mirent à le lapider.
Les témoins avaient déposé leurs vêtements
aux pieds d’un jeune homme appelé Saul.
Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi :
« Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »
Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte :
« Seigneur, ne leur compte pas ce péché. »
Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.

Psaume
(Ps 96 (97), 1-2b, 6.7c, 9)

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !
Joie pour les îles sans nombre !
justice et droit sont l’appui de son trône.

Les cieux ont proclamé sa justice,
et tous les peuples ont vu sa gloire.
À genoux devant lui, tous les dieux !

Tu es, Seigneur, le Très-Haut
sur toute la terre :
tu domines de haut tous les dieux.

Deuxième lecture
« Viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22, 12-14.16-17.20)

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean,
j’ai entendu une voix qui me disait :
« Voici que je viens sans tarder,
et j’apporte avec moi le salaire
que je vais donner à chacun selon ce qu’il a fait.
Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier,
le commencement et la fin.
Heureux ceux qui lavent leurs vêtements :
ils auront droit d’accès à l’arbre de la vie
et, par les portes, ils entreront dans la ville.
Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange
vous apporter ce témoignage au sujet des Églises.
Moi, je suis le rejeton, le descendant de David,
l’étoile resplendissante du matin. »
L’Esprit et l’Épouse disent :
« Viens ! »
Celui qui entend, qu’il dise :
« Viens ! »
Celui qui a soif,
qu’il vienne.
Celui qui le désire,
qu’il reçoive l’eau de la vie,
gratuitement.

Et celui qui donne ce témoignage déclare :
« Oui, je viens sans tarder. »
– Amen ! Viens, Seigneur Jésus !

Évangile
« Qu’ils deviennent parfaitement un » (Jn 17, 20-26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi :
« Père saint,
je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là,
mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
Que tous soient un,
comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi.
Qu’ils soient un en nous, eux aussi,
pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée,
pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
moi en eux, et toi en moi.
Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un,
afin que le monde sache que tu m’as envoyé,
et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
Père,
ceux que tu m’as donnés,
je veux que là où je suis,
ils soient eux aussi avec moi,
et qu’ils contemplent ma gloire,
celle que tu m’as donnée
parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
Père juste,
le monde ne t’a pas connu,
mais moi je t’ai connu,
et ceux-ci ont reconnu
que tu m’as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom,
et je le ferai connaître,
pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux,
et que moi aussi, je sois en eux. »

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2, bld Jean Moulin
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Accueil à la paroisse les mardis et vendredis de 16h30 à 18h30



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