Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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Homélie du 22 avril 2018

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L’Église prie aujourd’hui partout dans le monde pour les vocations. C’est-à-dire pour que résonne dans le cœur de chacun l’appel que Dieu lance à tout homme. L’appel salutaire, l’appel qui donne sens à la vie.


On connaît l’histoire du début de l’aventure des compagnons d’Emmaüs. L’abbé Pierre est seul face à l’urgence de la situation de l’hiver 54. Il croise un SDF tentant de mettre fin à ses jours. Alors l’abbé lui lance : « Tu te suicideras plus tard si tu veux, mais avant, j’ai besoin de toi ! » Cet homme aura été le premier compagnon d’Emmaüs, pour de très longues années. L’appel de l’Abbé Pierre avait été salutaire et avait donné un sens à sa vie.
L’Église prie aujourd’hui partout dans le monde pour les vocations. C’est-à-dire pour que résonne dans le cœur de chacun l’appel que Dieu lance à tout homme, inconditionnellement. L’appel salutaire, l’appel qui donne sens à la vie.
Dans son message pour cette journée, notre pape écrit : « En octobre prochain, se déroulera la XVème Assemblée Générale ordinaire du Synode des Evêques, qui sera consacrée aux jeunes, en particulier au rapport entre jeunes, foi et vocation.
A cette occasion, nous aurons la possibilité d’approfondir comment, au centre de notre vie, il y a l’appel à la joie que Dieu nous adresse et comment cela est « le projet de Dieu pour les hommes et les femmes de tout temps ». Il s’agit d’une bonne nouvelle qui nous est annoncée avec force par la 55ème Journée mondiale de Prière pour les Vocations : nous ne sommes pas plongés dans le hasard, ni entraînés par une série d’événements désordonnés, mais, au contraire, notre vie et notre présence dans le monde sont fruits d’une vocation divine !
Même dans nos temps inquiets, le Mystère de l’Incarnation nous rappelle que Dieu vient toujours à notre rencontre et il est Dieu-avec-nous, qui passe le long des routes parfois poussiéreuses de notre vie et, accueillant notre poignante nostalgie d’amour et de bonheur, nous appelle à la joie. Dans la diversité et dans la spécificité de chaque vocation, personnelle et ecclésiale, il s’agit d’écouter, de discerner et de vivre cette Parole qui nous appelle d’en-haut et qui, tandis qu’elle nous permet de faire fructifier nos talents, nous rend aussi instruments de salut dans le monde et nous oriente vers la plénitude du bonheur. »
Ecouter cette Parole, discerner cette Parole en nos vies souvent bruyantes, et vivre cette Parole qui nous appelle. Pierre, dans les Actes des Apôtres, précise quelle est cette Parole, ou plutôt qui elle est : Jésus. « En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. » Jésus est cette Parole par laquelle Dieu nous appelle et nous sauve. Jésus est la Parole par laquelle Dieu nous dit, à nous tous, que nous sommes ses enfants, que nous pouvons le considérer comme un Père, et qu’il nous invite à vivre en une seule et même famille. « Voyez de quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes », précise Saint Jean dans sa lettre.
La Parole qui appelle s’est faite chair. Elle est là, Elle se donne à nous dans la clarté de son message que nous avons parfois du mal à recevoir. « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père. Moi, je donne ma vie. Je la donne de moi-même. » Histoire d’amour. De vie donnée – il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie. On peut ne pas aimer d’être comparé à des brebis, mais allons plus loin. Regardons la relation du berger à ses brebis, celles qui sont ici et celles qui sont ailleurs : il n’y a qu’amour. Amour inconditionnel. Amour qui veut mener vers la connaissance du Père, pour que nous « le voyions tel qu’il est » (Saint Jean).
Vocation.
Vocation universelle.
Vocation à laquelle nous sommes, individuellement et ecclésialement, invités à répondre, pour nous-mêmes et pour en être signe dans le monde. Non, notre monde ne court pas à sa perte. Non, tout n’est pas absurde. Non, nos vies ne sont pas chaotiques. Non, tout n’était pas mieux avant, puisque notre but final est d’être tous ensemble rassemblés dans la manifestation du Père – et qu’il ne peut y avoir de plus belle perspective.
A l’humanité, à nos humanités, à nos proches, ressemblant parfois à ce SDF de l’hiver 54, la Parole de Dieu, Jésus mort et ressuscité, le Bon Berger donne une parole de vie : il appelle. Non pas pour une mission ou pour une tâche précise ! Il appelle en donnant sa vie, et il appelle à donner sa vie. Il appelle en aimant et il appelle à aimer. Aimer jusqu’au bout, comme le Bon Berger. Il appelle à vivre réellement du Salut de Dieu offert à chacun. Il appelle à connaître toujours davantage le Père qui se révèle par le Fils, Parole vivante et appelante, notre vocation commune, et à vivre de cette connaissance divine.
En ce jour de prière mondiale pour les vocations, nous pouvons prier pour que résonne en chacun de nous d’abord, et en tout homme également, la Parole de Dieu. Pour que nous sachions l’écouter, la discerner et en vivre. Pour que nous sachions aussi y répondre, joyeusement, avec confiance, sûrs de l’accompagnement de l’Esprit Saint. Nous pouvons prier encore pour que cette réponse prenne toutes les formes de vie dont l’Église a besoin. Nous pouvons prier pour notre Eglise de Charente, en ces temps de recherche et de promesses à découvrir ensemble, pour qu’elle soit, elle aussi - et nous tous ensemble - attentive à la Parole, et réponde à sa vocation.
Christ est ressuscité ! Alléluia !
P. Benoît Lecomte

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Quatrième dimanche de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 4,8-12.
En ces jours-là, Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara : « Chefs du peuple et anciens,
nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.
Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant.
Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle.
En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »

Psaume 118(117),1.8-9.21-23.26.28cd.29.
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les hommes ;
mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les puissants !

Je te rends grâce car tu m’as exaucé :
tu es pour moi le salut.
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.

Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !
De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !
Tu es mon Dieu, je te rends grâce,
mon Dieu, je t’exalte !
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !

Première lettre de saint Jean 3,1-2.
Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu.
Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,11-18.
En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse.
Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

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