Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
https://angouleme.catholique.fr/Homelie-du-5o-dimanche-de-Paques

Homélie du 5° dimanche de Pâques

Par le père Frédéric VOLLAUD

  • Télécharger l'article au format PDF Imprimer cet article
  • réagir
  • 0 vote

Présence du Christ, fécondité de l’Eglise


N’idéalisons pas trop la vie de la première communauté chrétienne de Jérusalem. Il y a eu aussi des conflits mais on a le sentiment que, sans attendre que les choses dégénèrent, les moyens sont pris pour régler les problèmes et sauver la communion fraternelle. Dans le récit des Actes des Apôtres, il s’agit d’une injustice : les veuves converties du paganisme semblent délaissées au profit des veuves issues du judaïsme. L’affaire est reconnue. Mais les apôtres ne veulent pas délaisser le service de la Parole de Dieu et de la prière. Ils chargent donc les disciples de discerner, parmi eux, ceux qui pourront se consacrer au service des repas et des secours matériels. Et pour manifester que ce service n’est pas inférieur au ministère spirituel, ils posent comme critères de discernement l’estime de tous, la docilité à l’Esprit Saint et la pratique de la sagesse. Et l’imposition des mains et la prière donnent forme à la première ordination diaconale de l’histoire de l’Eglise. Quelle fécondité des commencements ! La construction du Corps du Christ s’opère sans tarder après la Résurrection et la Pentecôte. Chaque croyant devient pierre vivante, offrande spirituelle acceptée par Dieu à cause du Christ Jésus.
Il ne s’agit pas d’envier cette vitalité des commencements mais de reconnaître que l’Esprit Saint continue d’agir en nous et par nous. A nous d’en reprendre conscience et de nous laisser conduire par Lui jour après jour. Avec nous il est toujours prêt à faire toutes choses nouvelles ! Le croyons-nous vraiment ?

La question de Thomas dans l’évangile est intéressante.
"Nous ne savons même pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ?"
Cette question rejoint les nôtres : comment croire en toi, comment et où te suivre Jésus, alors qu’on ne te voit pas, qu’on ne t’entend pas ?
A Thomas tu réponds : "Moi, Je suis le chemin, la vérité, la vie".
C’est une invitation à te faire confiance, à croire que toutes tes promesses, tu les réalises ! Quand Jésus dit : "Prenez et mangez ceci est mon corps", on peut le croire. Il ne nous trompe pas ! Quand Jésus nous promet qu’il nous prépare une place près de son Père, il ne nous trompe pas. Et c’est cela être croyant : faire confiance à Jésus qui tient toujours ses promesses même si nous ne savons pas le voir ou le comprendre.
Et pourquoi lui faire confiance ? Parce qu’il ne se contente pas de dire qu’il nous aime. Il donne sa vie pour nous. Il souffre pour nous. Il meurt pour nous. Il ressuscite pour que nous puissions croire que si la mort n’est pas la fin de son histoire, elle ne sera pas non plus la fin de la nôtre.

Seigneur Jésus, en voulant venir dans notre cœur par la communion, tu as inventé le moyen d’être uni à nous jusqu’à la fin du monde. Tu ne peux pas faire plus pour nous montrer que tu nous aimes.
Viens éclairer notre cœur pour qu’il dise à notre intelligence, à notre raison qui ont du mal à comprendre, que c’est toi qui es là, présent, vivant, dans l’Eucharistie.
Fais-nous connaître la joie de te rencontrer, de t’accueillir, de t’aimer et de te servir par toute notre vie. Amen.

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


-