Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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Homélie du Lundi de Pâques

Par le père Frédéric VOLLAUD

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Se rendre en Galilée


L’Eglise est une bonne Mère ! Elle nous a donné 40 jours pour préparer nos coeurs dans la conversion et la pénitence, elle nous offre 50 jours pour nous réjouir de la Résurrection ! Le temps de la joie l’emporte sur le temps des larmes et du deuil, même s’il y a encore dans nos vies les larmes et le deuil... car cette joie nous est acquise une fois pour toutes ! Christ est ressuscité ! Il l’est maintenant et pour toujours ! Et cette joie, plus RIEN ne peut nous la ravir !
Les épreuves de la vie peuvent la faire chanceler et même l’obscurcir. Mais plus RIEN ne peut détruire cette joie qui est un don du Ressuscité ! Et chaque année, il nous faut bien 50 jours pour la laisser nous habiter en profondeur, pour la laisser devenir notre force pour traverser nos moments de ténèbres.

Mais Jésus nous invite à ne pas nous installer dans cette joie. Elle doit être une force pour la route qui continue. "Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront." Pourquoi la Galilée ? Ecoutons la réponse du pape François.
« Le Seigneur nous précède, il nous précède toujours. Il est beau de savoir qu’il marche devant nous, qu’il a visité notre vie et notre mort pour nous précéder en Galilée, c’est-à-dire dans le lieu qui pour lui et pour ses disciples rappelait la vie quotidienne, la famille, le travail. Jésus désire que nous portions l’espérance là, dans la vie de chaque jour. Mais la Galilée, pour les disciples, c’était aussi le lieu des souvenirs, surtout du premier appel. Retourner en Galilée c’est se souvenir d’avoir été aimés et appelés par Dieu. Chacun d’entre nous a sa propre Galilée. Nous avons besoin de reprendre le chemin, en nous rappelant que nous naissons et renaissons d’un appel gratuit d’amour, là, dans ma Galilée. Cela est le point d’où repartir toujours, surtout dans les crises, dans les temps d’épreuve, en me souvenant de ma Galilée.
Mais il y a plus. La Galilée était la région la plus éloignée d’où ils se trouvaient, de Jérusalem. Et pas seulement géographiquement : la Galilée était le lieu le plus distant de la sacralité de la Ville sainte. C’était une région peuplée de gens divers qui pratiquaient des cultes variés : c’était la « Galilée des nations » (Mt 4, 15). Jésus envoie là, il demande de repartir de là. Qu’est-ce que cela nous dit ? Que l’annonce de l’espérance ne doit pas être confinée dans nos enceintes sacrées, mais doit être portée à tous. Parce que tous ont besoin d’être encouragés et, si nous ne le faisons pas nous, qui avons touché de la main « le Verbe de vie » (1 Jn 1, 1), qui le fera ? Qu’il est beau d’être des chrétiens qui consolent, qui portent les poids des autres, qui encouragent : annonciateurs de vie en temps de mort ! En chaque Galilée, en chaque région de cette humanité à laquelle nous appartenons et qui nous appartient, parce que nous sommes tous frères et sœurs, portons le chant de la vie ! (…) Nous, pèlerins en recherche d’espérance, aujourd’hui nous nous serrons contre toi, Jésus Ressuscité. Nous tournons le dos à la mort et nous t’ouvrons nos cœurs, toi qui es la Vie. »
Amen Alléluia !

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