Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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KOKOLOGHO : repas annuel

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80 personnes au repas qui s’est déroulé à Lagarde sur le Né, le dimanche 20 janvier 2019, au profit de la fraternité Barbezieux / Kokologho.


Ce dimanche 20 janvier 2019, dans la salle communale dite espace Serge Tapon, de Lagarde sur le Né, la Fraternité du Doyenné de Barbezieux invite à son repas annuel.

Environ 80 personnes se présentent, heureuses de partager ces plats « faits maison ». Il faut toutefois noter que d’année en année, le nombre de convives baisse, essentiellement pour des raisons de santé.

Père Patrice Zoma, en poste à Fléac vient partager notre repas accompagné de Père Marcellin Souly originaire de Kokologho. Deux amis de la Fraternité Villebois/Tenado et deux amies de celle de Jarnac/Réo se joignent à nous, pour notre plus grand plaisir.
Après la lecture du message de Père Paul Kinda, curé de Kokologho, l’assemblée dit un Notre Père pour la paix et la sécurité au Burkina Faso.
Comme d’habitude, entre deux plats, des informations sur la vie de la Fraternité sont communiquées :
- 3 chèques envoyés, comme d’habitude, pour les frais d’alphabétisation d’adultes et la formation des catéchistes, dont les prêtres burkinabè Patrice Zoma et Justin Bationo nous avaient longuement parlé au cours du repas 2018.
- 2 containers chargés avec vélos, meuble-classeur, encyclopédies-collège et ouvrages scolaires, divers matériels et habits.
Ces dépenses sont couvertes par, d’une part, le bénéfice du repas solidaire et de la tombola, et, d’autre part, les quêtes et dons divers. La Fraternité affiche actuellement un solde positif sur son compte.

Comme chacun le sait déjà, l’été dernier nous avons accueilli le curé de Kokologho, Paul Kinda et l’abbé Edouard Zongo, enseignant au petit séminaire de Koudougou et qui a organisé de A à Z, en janvier 2018, le Jubilé d’Or de la paroisse Ste Thérèse de Kokologho et dont les photos ont été présentées vendredi 9 mars 2018 à Barbezieux.

Depuis le mois de septembre dernier, si l’abbé Michel Manguy est prêtre accompagnateur des Fraternités, Dominique Terrade est nommé animateur diocésain de la Fraternité Angoulême/Koudougou par Mgr Gosselin. C’est la période des vacances de Noël 2019 qui semble être retenue pour un rassemblement des Fraternités qui aurait lieu au Burkina Faso. Depuis quelque temps, une réflexion est menée sur le thème de
cette rencontre : « la Fraternité »

  1. comment vivre la fraternité aujourd’hui ?
  2. comment impliquer les jeunes adolescents et les jeunes couples ?
  3. comment reformuler le texte fondateur et l’adapter aux temps modernes, tout en respectant les nouvelles orientations diocésaines ?

Père Patrice Z. nous offre un exposé précis sur, d’une part, les richesses minières au Burkina Faso et d’autre part, l’agriculture burkinabè.
Le potentiel minier du Burkina Faso se révèle important : or, uranium, zinc, manganèse...
On découvre que le Burkina Faso présente de nombreuses mines d’or. Ce sont des sociétés anglophones qui les exploitent et qui en retirent le profit le plus important. L’extraction, soit industrielle, soit artisanale, génère de nombreuses nuisances surtout sur le plan de la santé : intoxication par les produits chimiques et aucune hygiène. L’UNICEF semble ne pas être entendue quand elle réclame de l’eau potable sur les
sites miniers. La pollution touche aussi les animaux et les sols. En fin d’exploitation, les trous ne sont pas refermés et le paysage est défiguré.
Mais, c’est la disparition de nombreux enfants exploités, non scolarisés, qui est plus que dramatique.
En ce qui concerne l’agriculture, elle occupe 82 % de la population active.
Il s’agit d’une agriculture rudimentaire, non mécanisée. Les semences utilisées sont adaptées à la faible quantité d’eau. Celle-ci, quand elle tombe, s’abat fortement, ruisselle vite et s’infiltre peu. Il faut trouver des moyens de retenir l’eau sur les terres ensemencées. Le Burkina Faso poursuit les actions menées par Pierre RABHI, dans les années 80.
Il s’agit d’une agriculture écologique sans engrais chimiques, ni pesticides.
La production agricole est dominée par les céréales (sorgho, mil, maïs, et riz), principales cultures vivrières, par le coton, principale culture de rente et par l’élevage. L’arboriculture (manguiers, bananiers… ) et le maraîchage (tomates…) occupent aussi une place non négligeable.

Bordé par le Sahel, le Burkina Faso doit faire face à la déforestation qui menace une grande partie de son territoire. La surconsommation de bois pour la cuisine et le chauffage provoque cette déforestation qui aggrave les conséquences des inondations et des sécheresses.

En conclusion, Père Patrice insiste sur le fait que l’Afrique est un continent riche. Mais les richesses ne profitent pas aux africains. Puis Père Patrice nous lit le message de Mgr Ouedraogo de Koudougou relatif aux événements récents du Burkina Faso.

Enfin, la tombola, quant à elle, fait des heureux gagnants, comme d’habitude !

Les présents, mais aussi les absents, qui par leur générosité ont contribué à la réussite de cette manifestation sont vivement remerciés.
Cette journée a permis de se rencontrer en doyenné et de se sentir plus proche du Burkina Faso.

Il serait intéressant que des jeunes des paroisses aillent découvrir Koudougou et Kokologho.

Que quiconque souhaite s’intéresser à nos échanges solidaires et fraternels se joigne vite à l ‘équipe !

Ghislaine Audy

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