Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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Le sel et la lumière

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DIMANCHE 9 FÉVRIER 2020,
5° dimanche du temps ordinaire, année A
Saint Matthieu 5, 13-16


Ce que nous dit l’évangile

Ce texte fait immédiatement suite au récit des Béatitudes. Nous pouvons comprendre qu’il en est la prolongation concrète, à partir des réalités de la vie quotidienne : le sel et la lumière.
Le sel donne du goût aux aliments auxquels il est mélangé. Alors, on ne le voit pas, mais on apprécie sa présence.
Avant l’arrivée des réfrigérateurs et des congélateurs, on utilisait le sel comme moyen pour conserver les aliments. Enfant, j’ai vu maman mettre dans des jarres en terre des morceaux de viande, en général du porc, et les recouvrir de sel, d’où l’expression « le petit salé ». Dans les champs, les paysans plaçaient des blocs de sel fourragè pour que les animaux viennent les lécher et ainsi se désaltérer et se nourrir de sels minéraux. Dans certaines stations thermales, on utilise du sel pour des soins pour la peau.

La vocation des baptisés : être sel.


« Vous êtes le sel de la terre » nous dit Jésus.

Par notre baptême, nous recevons cette mission de donner du goût à notre vie et à celle des autres, le goût de Dieu, par la mise en pratique des béatitudes.Pour répondre à cette mission de confiance donnée par Dieu, nous écoutons et nous chantons les paroles du psaume 33 « goûtez et voyez comme est bon le Seigneur, heureux qui s’abrite en LUI. »
Plus nous prenons le goût de Dieu, plus nous pouvons en donner le goût aux autres !!!

Par quels chemins ?

Sans doute par celui de notre témoignage de notre joie de croire dans la mise en pratique du commandement du Seigneur « aimez vous les uns les autres... pardonnez-vous, soutenez-vous... »
Par aussi, le chemin de la prière : « plus je suis unie à Jésus, plus j’aime mes sœurs », nous dit la petite Thérèse. Et voici le secret : notre union intime, notre cœur à cœur à Dieu, nous régénère en un sel de bonté, de bienveillance, de miséricorde, d’amour fraternel.
Le grand mystique espagnol du XV° siècle, St. Jean de la Croix, écrit dans son Cantique spirituel :
« le plus petit mouvement de pur amour est plus utile à l’Église que toutes les grandes œuvres réunies ensemble. »
Le sel conserve. Quand j’étais jeune prêtre, en 1969, nous mettions une petite pincée de sel sur la langue des baptisés. Les bébés faisaient des grimaces... les adultes recevait ce sel comme l’expression d’un appel et d’un envoi. Un appel, celui d’accueillir Dieu qui donne du goût à nos vies ; un envoi, celui de devenir des missionnaires du goût de Dieu.

La vocation des baptisés : être lumière du monde.

La seconde partie de l’Évangile de ce dimanche nous donne le message de Jésus « vous êtes la lumière du monde. » Cela ressemble à une carte d’identité qui nous définit, un passeport qui nous permet de passer toutes les frontières, en sortant de nous-mêmes, de nos habitudes, de nos confinements. Lumière du monde, nous recevons de Jésus une mission : ne pas mettre sous le boisseau, la lumière de notre foi, de notre espérance, de notre amour. Quel appel à l’audace missionnaire !!!
Cette audace missionnaire s’exprime dans les rencontres, dans les partages, dans la vie quotidienne .
Elle suppose attention, délicatesse, prévenance enracinées dans la prière, la méditation de la Parole de Dieu qui est Lumière. : « Dieu est amour, Dieu est Lumière, Dieu notre Père. »

Lumière au cœur du monde
, dans nos vies quotidiennes, nous pouvons entendre ce très beau message d’un auteur chrétien de la fin du II° siècle. Il s’agit d’un écrit destiné à démontrer la nouveauté radicale du christianisme sur le paganisme et le judaïsme. C’est une lettre envoyée à Diognète . D’où le nom de « Lettre à Diognète ». Voici ce texte :
« Les chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le pays, ni par la langage, ni par les vêtements. Ils n’habitent pas des villes qui leur soient propres, ils ne se servent pas de quelque dialecte extraordinaire, leur genre de vie n’a rien de singulier... Ils se conforment aux usages locaux pour la manière de vivre, tout en manifestant les lois extraordinaires, est vraiment paradoxale de leur république spirituelle... En un mot, ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde. »


Dieu est amour,
Dieu est Lumière,
Dieu notre Père ;

En Toi, Seigneur, point de ténèbres,
ton Esprit est vérité.

Si nous marchons dans la lumière,
nous tenons la main de Dieu.

Nous nous aimons les uns les autres,
le premier, Dieu nous aima.

Nous connaissons Dieu notre Père,
en vivant de son Amour.

Frère Henri Revéreau missionnaire de Sainte Thérèse, curé de Segonzac.

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