Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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Les bras de la miséricorde

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Homélie de Fr.Henri en vidéoDimanche 31 mars 2019
4° dimanche de Carême, année C
Saint Luc, 15,1-3,11-32


Guetteur de l’aube nouvelle...

Le voici, comme chaque matin, au bout du chemin. Il scrute l’horizon avec des yeux d’espérance.
« Les vrais regards d’amour sont ceux qui nous espèrent ». Son cœur bat à vive allure au rythme de l’amour paternel. Il fait silence. Son silence est comme un appel, un accueil, un regard qui traverse le doute ou la peur : « il s’est usé les yeux à son métier de Père. »
Ce guetteur de l’aube, de l’aurore après la nuit de la rupture liée à l’escapade de son plus jeune fils assoiffé de liberté ... ce guetteur de l’aube est habillé d’un amour qui fait les premiers pas ... un guetteur qui traverse les déserts du doute, du découragement, du rejet, de la condamnation... un guetteur qui vous conduit à l’oasis de la fête, au rythme de la musique et de la danse, car « sons fils qui était perdu, le voilà revenu... »

Du mendiant dépouillé de sa dignité... au fils habillé de la joie du pardon...

Comme il faut avoir connu misère pour goûter la miséricorde ! N’est-ce pas l’expérience malheureuse de ce jeune fils qui demande à son père ses revenus « donne-moi la part qui me revient » et qui s’en va loin de sa dignité dans le pays des frivolités où, par l’argent on gaspille ce que l’on est vraiment, un fils bien-aimé du Père !
Faut-il passer par le chemin des auges des cochons, lorsque la faim vous tiraille, pour comprendre qu’au pays de l’amour du père, « tant d’ouvriers ont à manger ? »
Faut-il être au don de l’abîme de son être perdu dans le non-sens de sa vie pour revenir en son cœur, se convertir et s’écrier « je vais retourner chez mon père ?... »
Faut-il se reconnaître en rupture d’amour pour prendre le chemin du pardon, « Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi.. je ne mérite pas d’être appelé ton fils... traite moi comme l’un de tes ouvriers... »

Les entrailles de la miséricorde...

Le Saint curé d’Ars disait « ce n’est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon, mais c’est Dieu lui-même qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui... Son plus grand plaisir c’est de nous pardonner...Qu’est-ce que nos péchés si nous les comparons à la miséricorde de Dieu ? C’est une petite graine devant une montagne !... » (texte cité dans « Prier 15 jours avec le Curé d’Ars)
Oui, nous faisons la joie de Dieu quand nous revenons vers Lui... « Revenez vers moi de tout votre cœur » nous chuchote-t-il à l’oreille : Ne soyons pas sourds à cet appel : une fête nous attend, une robe de lumière va nous revêtir de la tendresse divine, des sandales nous seront donner pour que nous marchions à pas d’espérance, de foi et d’amour, une bague au doigt nous sera passée au doigt pour signifier l’alliance renouvelée entre Dieu et nous . »

En ce dimanche, nous plongeons dans les entrailles divines ... En hébreux le mot « entrailles, rahim » signifie aussi miséricorde.... et le fruit de tes entrailles est béni," disons-nous dans le « je vous salue, Marie... ». Ce fruit c’est Jésus qui nous conduit, par cette parabole de l’enfant prodigue, au cœur du Père...

Ce Père de la parabole aime ses deux fils du même amour. Mais le fils aîné n’a pas compris que cet amour a été et est pour lui chaque jour . Sa revendication est compréhensible. La réponse du père « tout ce qui est à moi est à toi » montre l’infini bonté du père qui aime chacun de ses fils tels qu’ils sont différents mais aimés pour ce qu’ils sont... comme nous sommes aimés par Dieu tels que nous sommes.

Avec le tableau de Rembrandt, nous contemplons le visage du père dans la lumière de son accueil de son pardon. Nous plongeons notre têtes dans les entrailles du Père comme le fils, avec une nuque rasée, comme celle d’un bagnard et des sandales éculées par nos errances désertiques et notre robe toute froissée et dont les plis enferment nos refus, nos ruptures capricieux !....

et nous revenons vers notre Père :

*« Père , j’ai péché contre le ciel et contre Toi...
montre-moi ta miséricorde... »
Mets en moi ton amour de Père
afin que je sois, moi aussi,
comme Toi,
miséricordieux.
Donne-moi la force de me reconnaître pécheurs,
et la joie de goutter
à ton insalissable pardon,
à ton inépuisable miséricorde.
Amen !
*

Frère Henri Revéreau
missionnaire de Sainte Thérèse

en nous souhaitant de vivre la joie du pardon,
en ce temps de Carême

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