Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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        Merci pour 370 ans de présence active à Angoulême !

Merci pour 370 ans de présence active à Angoulême !

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Le 4 juin après-midi sera un temps pour relire l’histoire des sœurs de Sainte Marthe en Charente et rendre grâce pour leur présence.


MERCI pour 370 ans de présence active à Angoulême !

Les Sœurs de Sainte Marthe sont nés en 1650 à Angoulême lors de l’ouverture de l’Hôtel-Dieu de la ville d’Angoulême (premier hôpital, rue de Beaulieu). Au sortir de la dernière grande épidémie de peste, la municipalité demanda à ces femmes autour d’Hélie Guillebauld de s’y occuper des malades. Elles s’organisèrent rapidement en congrégation religieuse.

Au XIX° siècle, elles s’installèrent dans l’ancien carmel d’Angoulême (rue de Turenne), et toutes les communautés tenant les hospices en Charente se rattachèrent à elles (Montbron, Jarnac, Chalais, Châteauneuf, Ruffec, etc…). Elles devinrent les Sœurs hospitalières de Charente jusque dans la seconde moitié du XX° siècle, s’occupant pendant des décennies de l’hôpital de Girac, du centre spécialisé de Breuty, d’une clinique etd’une maison de retraite à Angoulême.

Des écoles ou lycées vinrent même compléter cette mission (lycée Ste Marthe à Angoulême, mais aussi collèges ou écoles à Jarnac, Châteauneuf et ailleurs).
Au total, plus de 900 femmes de Charente s’engagèrent dans la congrégation. Ayant connu plusieurs fusions avec d’autres congrégations (Ste Marthe de Périgueux, Ste Jean Antine), et devant l’âge actuel des Sœurs, la décision a été prise du départ de la dernière communauté d’Angoulême dans l’été 2019 (celle de la rue de Turenne).

C’est à leur engagement au service de la population charentaise pendant 370 ans que nous voulons rendre hommage ce 4 juin.

Ghislaine Audebrand était présente lors de la journée du 4 juin : " 370 ans de présence

Sainte Marthe, 14, rue de Turenne

Elles s’appellent Irène, Balbine, Bernadette Vildary, Bernadette Lavenat, Lucienne, Rose de Lima, Marie Geneviève, Madeleine, Philippe de Néri, Renée Marie, Monique ; vous les avez peut être croisées dans le Vieil Angoulême, à la poste, à la boulangerie ou autres endroits, Dans quelques jours, elles quitteront la demeure ancrée sur les remparts avec une superbe vue portant loin sur une partie de cette ville et ses alentours.
La bâtisse existe depuis fort longtemps et appartenait à un protestant. Grâce à Hélie GUILLEBAUD, qu’une seule pensée animait « Dieu et les pauvres », elle mit tout en œuvre pour fonder un établissement qui viendrait en aide aux malades et aux pauvres. Hélie est la fille unique de Jean, décédé à 36 ans et de Jaquette PENOT qui se remariera avec Léonard CHAIGNEAU ,notaire royal. Les origines familiales démontrent qu’elles étaient issues de la bourgeoisie urbaine d’Angoulême, autour de la Cathédrale, de l’Hôtel de Ville … Dans ces familles régnaient les vertus d’ordre, d’économie, de probité, d’honneur et de profonde conviction religieuse et Hélie, baigne dans cette atmosphère qui plus tard lui servira pour sa fondation. Sa fortune viendra de son oncle et de son demi-frère ; ce dernier s’était dépouillé de tous ses biens pour entrer chez les Franciscains.
En 1650, elle dirigera pendant un an l’Hôpital Dieu Notre Dame des Anges qui devient par sa volonté le berceau de la congrégation des Filles de Sainte Marthe et fit d’elle, la 1ere supérieure.
A cette époque existaient plusieurs hôpitaux Saint Michel, Saint Roch et Saint Gelais qui furent annexés à l’Hôtel Dieu. Le 16 avril 1662, elle fait sa profession et devient supérieure de cet établissement. Elle forme « ses filles » à la vie religieuse. Elle ne pensait certainement pas à l’ampleur que prendrait le berceau Hôtel Dieu, devenu maison mère de la congrégation et que « ses filles spirituelles » essaimeraient dans le diocèse et même au-delà. Leur action consistait à être fidèles à leur vocation, de bien servir Dieu, les pauvres et les malades, de s’entraider et aimer.
Mardi 4 juin, nous étions invités à la visite du 14 rue de Turenne. Tout a commencé par l’extérieur, la rue, la façade, les portes, les différentes époques marquées par un style différent de la bâtisse, qui au fil du temps s’est agrandie, étirée, étalée pour devenir la respectable demeure ouverte à tous. Le grand porche franchi, la déambulation se poursuit au travers du petit jardin, de pièces presque vides de leurs meubles et encore présents, dans de grandes bibliothèques des centaines de livres reliés, d’un autre temps, racontant la vie religieuse, les évangiles, les messes.... Dans le grand couloir, à l’entrée de l’établissement, menant à la chapelle, des tables sur lesquelles des livres ont été mis gratuitement à la disposition du public. La chapelle était trop petite pour accueillir le public venu en nombre, écouter différentes personnes évoquer, décrire très précisément l’historique du lieu et les modifications que la structure a subi au cours du temps, prison, gendarmerie, école.... Une après midi bien chargée en émotion, en souvenirs pour une bonne partie du public présent.Pour clore cette visite, autour d’une collation, les discussions allaient bon train car chacun avait un lien avec cette institution. Les responsables de cette belle initiative ne s’attendaient certainement pas à avoir un tel public autant à l’écoute et curieux de connaître ou redécouvrir l’histoire de ce lieu. La chapelle était celle du Carmel, une religieuse Soeur Saint Bernard Callaud-Belslile, sculpteur de son état, en a fait des sujets et certains objets (stalles en bois) qui ornent cette salle.
La Soeur Bernadette Lavenat étant absente pour cette présentation, c’est à Soeur Irène que revient cette tache. Cette dernière va retracer la vie de cet établissement à partir de 1950 et les actions des religieuses qui ont contribué au rayonnement de ce dernier dans tout le département.
La maison mère, 14 rue de Turenne, gérait par la supérieure avec le conseil de la congrégation, a été le centre de formation pour le noviciat ainsi qu’une maison de repos pour les Soeurs âgées.
A l’Hôpital de Beaulieu, les sœurs avaient le statut « de Filles de la maison » en ce sens qu’elles étaient nourries, logées, pas payées mais recevaient une prime de vêture et exerçaient leur profession.
A l’Hôpital de Girac, elles avaient le même statut et la Croix Rouge créa l’école d’infirmière, une sœur en sera la 1ere directrice.
L’hôpital psychiatrique de Breuty verra également les sœurs s’occuper des malades les plus atteints.
La clinique Sainte Marthe, sur les remparts sera également sous leur responsabilité jusqu’à sa fermeture.
Elles ont enseigné à La Couronne, dans une école à l’époque « privée » de classes allant du primaire à la 3éme.
Sur Angoulême il reste Sainte Marthe de Chavagnes un peu à l’étroit dans ses murs.
Pendant des décennies, elles ont dispensé des soins, réconforter les âmes perdues, aider les gens en détresse, soutenu les défavorisées, les malheureux, enseigné la catéchèse, etc...
Demain, elles partiront pour Bergerac, Périgueux, Bordeaux, Saint Front, emmenant avec elles tous les souvenirs accumulés au fil des longues années passées dans ce lieu qui change de destination. Elles vont nous manquer, c’était tellement facile de se rendre au 14 rue de Turenne.

Ghislaine Audebrand, le 10 juin 2019
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