Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          Notre Dame de Paris défigurée mais debout

Notre Dame de Paris défigurée mais debout

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Le sens providentiel de cet incendie, en début de semaine sainte, nous incite tous à nous réveiller dans la joie d’un passé merveilleux qui nous a apporté tant de dons que nous devons transmettre.


Nuit de feu

" Cette nuit n’était pas faite pour dormir. A la vue de Notre-Dame en flammes, l’émotion était trop forte, la tristesse trop intense, la prière trop nécessaire. Et dire que j’étais encore la veille prêchant sous ces voûtes millénaires où je fus ordonné il y a bientôt trente ans ! Je ne puis vous exprimer la peine qui me gagne à la pensée de cet écrin de tant de nos souvenirs heureux disparu en fumée…

Vous avouerais-je pourtant qu’à la consternation a très vite fait place en moi une sorte de reconnaissance subjuguée ? Des propos que j’avais toujours désiré entendre ont semblé jaillir comme par miracle de ce funeste évènement. Au cours de ces heures angoissées, il m’a semblé, en effet, sentir le vieux coq Gaulois se réveiller de sa torpeur.

Que de magnifiques paroles unanimes les médias n’ont-ils pas relayées de manière persistante et ininterrompue ! De la part de touristes, de badauds, de journalistes, d’hommes politiques, d’ecclésiastiques, d’esthètes, de pompiers,… Des gens de tous âges, de toutes conditions, de toutes origines et de toutes croyances… Une mystérieuse communion semblait régner enfin sur ce peuple de France dont les mois écoulés avaient si tristement montré au monde le morcellement et les fractures. Cette unité qu’un message présidentiel, prévu le même soir, n’aurait probablement pas réussi à renouer, Notre-Dame, la Vierge Sainte, l’accomplissait sous nos yeux éberlués. Et si c’était encore une fois l’intervention surnaturelle de la Mère de Dieu qui redonnait à notre cher et vieux pays l’élan de l’espérance ?

Bien sûr restent l’infinie douleur de voir ces ruines désolées, l’irréparable perte de tant d’œuvres d’art, et l’abattement devant la tâche colossale de la reconstruction. Pourtant en cette Semaine Sainte qui débouche sur la victoire de Pâques, les chrétiens aiment à se redire que de tout mal, Dieu peut faire sortir un bien.
De quel relèvement ce désastre est-il la promesse et l’amorce ? Ces pierres dont le Seigneur nous disaient hier encore qu’elles crieraient, ne les entendons-nous pas, encore fumantes, appeler au sursaut et à la foi ?"
(Père Guillaume de Menthière+)

Voici une sélection d’articles se rapportant à cet évènement :

Pour son sculpteur, « la Croix a fait ce qu’elle avait à faire, résister face au feu »

Des images glaçantes de l’intérieur de Notre-Dame

Revoir “Notre-Dame de Paris – Si loin si proche”

De Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de France

Le Lundi Saint, 15 avril 2019, à Paris, nous avons tous regardé les flammes montant de la cathédrale Notre-Dame, admirant le travail des pompiers et des autres intervenants, et espérant que l’incendie ne se conclurait pas par un tas de ruines de 10 mètres de haut. Vers minuit nous apprîmes, soulagés, que la cathédrale était ravagée mais sauvée. Deo gratias

Dès Mardi Saint matin, bien des précisions sur ce qui est sauvé et ce qui est détruit nous sont parvenues, avec photos de l’intérieur à l’appui. Cela nous permet de VOIR la main de Dieu, par les signes qu’Il nous permet de constater et dont nous pouvons saisir le message providentiel.

BILAN

Les principales œuvres d’expression de la foi sont intactes : la façade, les rosaces, tous les vitraux des XIII et XIV, les statues, les reliques, celles de la couronne d’épines en particulier, enfin l’autel, la Croix centrale, quasi lumineuse sur les photos.

Ce matin ce témoignage de siècles de foi nous apparaît dégagé et purifié, distingué de l’entreprise touristique financièrement juteuse.
La flèche en s’effondrant a ouvert la voûte. La lumière du ciel tombe sur la croix rendue ainsi lumineuse sur toutes les photos : dès le porche, on ne voit qu’elle. Quel message en cette semaine sainte : « la Croix, c’est la Sagesse » nous enseigne St Louis Marie Grignion de Montfort.
Le coq de la flèche, porteur de reliques, gît dans les décombres, au sol. S’il est, on s’en rappelle en cette semaine sainte, le signe choisi par le Christ pour que Pierre prenne conscience de son triple reniement, c’est parce que son chant annonce, après ces ténèbres, la venue de la lumière du soleil qui rend la vie. Ce matin ici le coq chante.

VOÛTE TROUÉE

Et ce trou dans la voûte nous rappelle aussitôt l’Eglise de l’Ascension à Jérusalem, sur le mont des Oliviers, contruite par les Croisés après 1150, donc contemporaine de Notre-Dame de Paris : église octogonale, de plan centré, dont la coupole était ouverte vers le ciel, à l’air libre, pour signifier l’Ascension. Cette ouverture fut fermée d’une coupole en 1198 quand l’Eglise fut transformée en mosquée.
Le trou de la voûte à Paris, en ce Mardi Saint, d’une part éclaire la Croix qui illumine la semaine sainte, mais de plus en apportant la lumière verticale exprime d’autre part la Résurrection de Pâques, la lumière du Ciel qui vainct les ténèbres, la mort vaincue par la Mort de l’Homme-Dieu, et, enfin, après 40 jours l’Ascension du Christ.
Le jour de l’incendie en ce début de Semaine Sainte et son résultat expriment un message très fort. Il faut retrouver l’essentiel.

NOTRE DAME DE FRANCE

J’ajoute un autre regard. Si dans les commentaires, pendant l’incendie, on nous a assommés de Victor Hugo dont le roman se déroule dans le décor de la façade, du sacre de l’empereur, bref du XIXè siècle, on a évoqué aussi la flèche de Viollet-le-Duc et des faits politiques importants du XXè siècle .

Il est clair que Notre-Dame à Paris est au cœur de la France et que ce qui la concerne ne concerne pas seulement Paris : c’est en réalité Notre-Dame de France, et l’occasion se présente de la nommer ainsi. Le vocable ND de Paris n’est pas erroné, bien sûr ; il est aujourd’hui insuffisant. Paris capitale abrite Notre-Dame de France.

NOTRE DAME EN SON ASSOMPTION

Le trou de la voûte, s’il évoque l’Ascension du Christ, évoque aussi, dans une cathédrale mariale, l’Assomption de Marie. Et alors la plénitude de signification apparaît quand on sait que Notre-Dame dans son Assomption est depuis le XVIIè siècle la Patronne Principale de la France. Si la fête de la nation est célébrée le 14 juillet, la fête de la France est, depuis près de 400 ans, le 15 août.
Marie, première au Ciel après son Fils, est fille aînée de l’église du Ciel. C’est en ce vocable qu’elle fut choisie comme patronne principale de la France « fille ainée de l’Eglise ».

CHANTIER INTERNATIONAL : SIGNIIFICATIF DE L’ESSENTIEL

Le chantier international qui va assurément réparer les dégâts de l’actuelle Notre-Dame à Paris privée de ses 15 millions de visiteurs annuels ne doit pas se réduire à tout remettre en place, comme avant.
Il doit bâtir, à Paris, Notre-Dame de France, donnant ainsi aux Français et au monde, la reprise de conscience du sens de l’histoire de la France dans le monde, et de son rôle, de sa mission, au XXIè siècle.
La collaboration internationale doit s’exercer pour bâtir en pleine vérité, et non dans un but seulement touristique, ou commercial, ou culturel, ou politique. La cagnotte catholique servira, notre archevêque de Paris l’a dit clairement, à la rénovation de l’essentiel. Merci Monseigneur.

CONCLUSION

Le sens providentiel de cet incendie, en son temps et en son lieu, nous incitent tous à nous réveiller dans la joie d’un passé merveilleux qui nous a apporté tant de dons que nous devons transmettre aujourd’hui et demain, dans un monde matérialisé et déboussolé, dans l’immense progrès de son savoir.
Fonder à Paris Notre-Dame de France, cathédrale consacrée en conséquence à Notre-Dame en son Assomption, laquelle est la patronne principale de la France depuis 400 ans, ce n’est pas un choix, c’est une prise de conscience.
Le coup de feu de Dieu est surprenant : c’est bon signe ! Ca réveille !
Qu’importe le moyen employé, accidentel ou volontaire. Ce qui compte, c’est de nous réveiller, de nous lever et de regarder la croix, la lumière du ciel où le Christ et sa mère nous précèdent et veillent sur nous.

Mardi-Saint 16 avril 2019,
Jean-Charles de Coligny

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