Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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        Parole à notre évêque, 10 novembre 2018

Parole à notre évêque, 10 novembre 2018

Mgr Gosselin a détaillé assez largement le contenu des échanges lors de l’assemblée plénière des évêques à Lourdes : pédophilie, synode des jeunes, Enseignement catholique, l’Europe… Et puis, Marie-Anne Vitry était invitée à préciser le projet de pastorale des jeunes familles.


L’assemblée plénière d’automne des évêques s’est tenue à Lourdes du 3 au 8 novembre. Parmi les sujets travaillés et repris dans les médias, la question de la pédophilie. Les évêques ont notamment rencontré des victimes d’abus sexuels. « Cet après-midi consacré à cette réalité a permis de voir la souffrance de ces personnes. Nous avons pu nous poser la question de savoir comment l’Eglise s’implique dans la reconnaissance, dans l’accompagnement, dans une forme de réparation dans le sens de reprendre vie. Cette réflexion a abouti à quelques idées directrices très concrètes, comme la mise en place d’une commission indépendante qui doit aider à voir ce qui s’est réellement passé depuis 1950 et également évaluer tout ce qui a été décidé depuis 2000 : si c’est suffisant, cohérent. L’objectif était de prendre vraiment davantage notre responsabilité dans ce drame dans l’Eglise. » Dans le diocèse, une messe avait été célébrée en septembre suite à la lettre du Pape au peuple de Dieu. Et désormais, tous les premiers vendredis du mois, la communauté charentaise est invitée à la prière et au jeûne. « Nous prenons au sérieux cette intention que nous voulons porter dans la prière », souligne l’évêque.
L’assemblée plénière des évêques a aussi été l’occasion de faire un retour sur le Synode des jeunes vécu à Rome. Quatre évêques français y ont participé et ont décrit ce synode « comme rafraîchissant et assez intense dans le sens où il y a eu une belle assemblée, une belle réflexion. Je retiens que le Pape s’adresse aux jeunes en leur disant : vous êtes le présent de l’Eglise, alors illuminez notre avenir. Cela signifie qu’il faut que les jeunes prennent leur part dans la vie de l’Eglise et pas simplement quand on a besoin d’eux ou qu’on veut leur faire une petite place. C’est valable dans toutes les paroisses et communautés, comment faisons-nous place aux jeunes et comment annonçons-nous aux jeunes cette bonne nouvelle ? »

L’Eglise s’interroge sur l’Europe

Dans cette dimension de préoccupation de transmission de la foi, les évêques ont aussi fait le point sur l’Enseignement catholique alors que des statuts ont été écrits il y a 5 ans. « Il y a une grande satisfaction d’avoir un peu clarifié la structure, son fonctionnement avec aussi cette volonté d’être plus proposant. Comment allons-nous rester présents dans le milieu rural alors qu’il y a une attirance pour les grands centres urbains ? En même temps s’imposent des réalités économiques pour l’enseignement privé comme public avec des diminutions de postes. Comment gérer et avoir toujours un grand souci sur la dimension pastorale ? Quelles propositions sont faites dans l’Enseignement catholique pour proposer la foi et avoir des animations qui correspondent ? Nous avons fait un toilettage des statuts, nous avons précisé des dimensions et maintenant il faut le revoir avec l’Enseignement catholique du diocèse. En Charente, nous travaillons avec les diocèses voisins dans un souci partagé. Une réflexion est en cours et nous devons prendre des décisions », explique Mgr Gosselin.
Lors de cette assemblée plénière d’automne, les évêques ont échangé sur l’Europe à la veille de la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918. « Avec l’échéance du scrutin européen en 2019, je crois que l’Eglise s’interroge. Si nous fêtons l’armistice de 1918, nous n’oublions pas que 20 ans plus tard se déclare une autre guerre. Et après 39-45, la construction européenne est née de ce désir de vouloir réconcilier deux ennemis, la France et l’Allemagne, en abattant des frontières, en travaillant ensemble, en voyant la nécessité de se rencontrer pour se parler. » Un ancien Premier ministre italien et un théologien sont notamment intervenus pour faire réfléchir les évêques sur l’Europe. « Quand nous sommes chrétiens, nous ne pouvons pas nous désintéresser parce qu’il me semble que la paix est à ce prix. Pour le 11 novembre, les chrétiens doivent être présents là où nous célébrons cette volonté de faire la paix, pas simplement dans un esprit de victoire. Il s’agit de la victoire de la paix et d’habiter avec nos voisins de manière heureuse. »
Dans la deuxième partie de l’émission, l’évêque a dialogué avec Marie-Anne Vitry, membre du conseil épiscopal. Elle travaille particulièrement sur une réflexion engagée par le service diocésain de la pastorale catéchétique sur le projet de la pastorale des jeunes familles. « Le but est de pouvoir mieux comprendre les besoins des jeunes familles d’aujourd’hui, comprendre que les enfants qui nous sont confiés pour la catéchèse, pour des demandes sacramentelles, ne sont en réalité pas isolés de leurs familles. Il y a un réel besoin, un désir des familles dans l’accompagnement dans le mystère de l’Eglise et du Christ. Le service diocésain de la pastorale catéchétique a donc élaboré tout un projet qui développe l’importance de la catéchèse en famille, c’est-à-dire de proposer l’initiation chrétienne pas uniquement aux enfants mais dans un milieu qui intègre les parents et aussi les communautés chrétiennes », précise Marie-Anne Vitry.

« Une soif de redécouvrir le Christ »

« Ce projet nous donne l’occasion de réfléchir à tous les liens que nous pouvons tisser entre les services, mais aussi à l’échelon local entre les personnes dans les communautés. Il s’agit pour nous tous de mieux accompagner les jeunes familles dans le chemin de l’initiation chrétienne avec les enfants qui viennent s’inscrire au catéchisme, les parents qui demandent le baptême pour un jeune enfant ou qui demandent à se marier. L’idée est de travailler en synergie avec tous ces acteurs pour l’initiation chrétienne au service des jeunes familles. L’initiation aux seuls enfants montre ses limites dans un contexte où parfois les parents eux-mêmes sont un peu éloignés. Il faut dire que, souvent, les parents manifestent réellement une soif de redécouvrir eux aussi le Christ à cette occasion et d’accompagner leurs enfants (…) Cela montre bien que le Christ s’adresse à tout le monde et que ce mystère de l’Eglise peut être vécu de manière intergénérationnelle », affirme Marie-Anne Vitry.
Pour Mgr Gosselin, « la transmission de la foi aux jeunes générations concerne tout le monde. Cette transmission ne peut pas se faire sans l’implication de tous car le contexte culturel a changé. » Depuis plus d’un an, la réflexion est en cours et implique les différents conseils du diocèse et également des pastorales. Du coup, un appel est lancé pour trouver un ou une bénévole prêt à porter la mission « de coordinateur de la pastorale des jeunes familles qui serait alors le nouveau nom de l’ancien service diocésain de la pastorale catéchétique. Il aurait pour rôle de veiller à la prise en compte et au service de la mission auprès de ces jeunes familles à l’échelle des services diocésains et aussi des doyennés, voir comment localement des relais peuvent s’organiser et comment on peut soutenir les acteurs de l’initiation chrétienne au service de la pastorale des jeunes familles », détaille Marie-Anne Vitry.

Erica Walter

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