Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          Parole à notre évêque, 7 juillet 2018

Parole à notre évêque, 7 juillet 2018

Mgr Gosselin a voulu partager autour d’une expérience de festival de campagne les 30 juin et 1er juillet. Il a participé à cet événement organisé en Loire-Atlantique entre concert, conférences, louange, guérison pour l’unité des chrétiens.


Le Samedi 30 juin, l’évêque participait à l’anniversaire de l’école Notre-Dame à la Couronne et celui du Lycée Beaulieu à Cognac. Les deux établissements fêtaient leur 50 ans. « Cette journée était d’abord une belle occasion de faire la fête, de nous réjouir pour cette école et ce lycée et également de revoir cette mission importante de l’enseignement catholique au sein de la vie de notre diocèse. Ce jour-là, la promotion 2016-2018 de l’Ecole de la foi achevait son parcours de deux ans. Je lance donc aussi un appel à ceux qui se sentiraient interpellés, animés par un désir d’approfondir leur foi en faisant un peu de philosophie, d’histoire et en travaillant avec d’autres. N’hésitez pas à vous renseigner sur l’Ecole de la foi et écoutez bien l’Esprit pour savoir s’il faut la rejoindre. C’est un engagement d’un samedi par mois avec un travail de lecture et de devoir à faire entre les deux. Une promotion de l’Ecole de la foi vient donc de terminer ses deux ans de travail et d’études. Les écoles ferment, les résultats des examens sont tombés, nous sentons que ce temps de l’été est arrivé. »
Le dimanche 1er juillet, Mgr Gosselin a passé sa journée dans un festival baptisé "Amen Toi" organisé en Loire-Atlantique dans une petite commune. « L’été sont proposés beaucoup de festivals. Je crois que c’est important d’avoir des temps un peu forts. On se rend compte que les comportements changent y compris dans l’Eglise. Beaucoup de nos frères chrétiens, en particulier parmi les plus jeunes, ont envie d’un autre rythme que celui hebdomadaire, le cycle liturgique qui existe toujours èvidemment, mais des festivals se vivent ici ou ailleurs. L’an dernier, j’ai rencontré Julie que j’avais connue parce que je lui avait prêché des retraites à Tressaint. Elle a 19 ans et m’avait dit : j’habite dans le milieu rural, je suis chrétienne et je trouve que c’est quand même dommage que les paroisses en campagne se meurent un peu. Moi, j’ai envie de réveiller ma campagne. Qu’en pensez-vous ? Je lui ai répondu : oui, si tu trouves une équipe autour de toi... », raconte l’évêque.-

« Une initiative de jeunes pour animer les campagnes »

Quelques mois après, les bases de ce festival se posaient. « Julie m’a rappelé dans l’année pour me demander de venir parce qu’elle commençait à contacter des frères chrétiens d’autres confessions, des groupes de jeunes pour faire de la musique. Une initiative de jeunes pour animer les campagnes, l’évêque d’Angoulême que je suis s’est senti concerné et intéressé. Je me suis mis d’accord avec l’évêque d’Angers qui ne pouvait pas se rendre sur place pendant le festival. J’y suis donc allé. Le festival s’appelait "Amen Toi" dans un esprit tout à fait jeune. J’étais extrêmement surpris de voir une grande tente avec 800 ou 1000 personnes. Julie et son équipe avaient fait venir des intervenants de Toulon et d’ailleurs, des groupes très intéressants. Moi j’y étais le dimanche pour un enseignement et la messe. L’ambiance était fraternelle, bon enfant et sérieuse. Ce petite village, Freigné, de moins de 1000 habitants n’en revenait pas, je pense. Pour moi, ce festival était un beau témoignage. L’exode rural est réel, mais ne tombons pas dans un découragement et un fatalisme, il y a aussi tout ce qui pousse. Nous le voyons concrètement dans la campagne, y compris dans l’Eglise. »
« Cette initiative d’un événement organisé par Julie qui passait deux licences et qui les a obtenues avait une grande joie de pouvoir partager le fait d’être chrétienne avec notamment des groupes de musique jeune. Nous étions un peu dans l’esprit du Renouveau, avec beaucoup de joie, une célébration à la fin qui était extrêmement festive tout en restant extrêmement simple. C’est là qu’il y a une audace incroyable, il leur fallait quand même 30 000 euros pour ce festival. Mais l’aspect économique n’est pas le plus important, spirituellement, je crois qu’il y a quelque chose d’extrêmement fort qui s’est vécu. Pour moi, c’était une belle expérience », confie Mgr Gosselin.

« Un très beau témoignage sur la vigueur de l’Evangile »

« Je souhaite qu’il puisse y avoir pourquoi pas des initiatives similaires en Charente. C’est un appel, mais écoutons l’Esprit. Il y a des choses qui meurent, qui disparaissent, mais ne tombons pas dans un fatalisme. Avec des initiatives de ce type et d’autres, on se rend compte que l’Evangile propose des choses neuves. Pour ce festival, il y avait un public de tous les âges et cette dimension intergénérationnelle est très intéressante. On ne peut pas faire des choses que pour les jeunes ou pour les vieux. L’image de la paroisse, c’est toutes générations confondues. Ce festival était un très beau témoignage sur la vigueur de l’Evangile et la joie de célébrer ensemble, de partager. Bien évidemment, ce festival reposait sur toute une organisation, une logistique. Julie a relevé le défi avec énormément de bénévoles. »
« Au début de l’été, j’avais envie de parler de cet événement. C’est une promotion pour les festivals et le fait de prendre du temps aussi pour Dieu. J’étais très étonné parce que Julie m’a dit : heureusement que vous êtes venu, parce que, à un moment, nous étions prêt à abandonner. Le fait qu’un évêque vienne nous a stimulés. Ils avaient besoin quand même d’être confortés. Je crois que nous avons vécu quelque chose d’extrêmement fort. Je voulais partager ma joie avec les diocésains et dire : ne nous laissons pas atteindre par la morosité ou le découragement. C’est une arme favorite de l’adversaire. Je crois qu’il y a vraiment de très belles choses qui passent. Regardons tout ce qui pousse. Voyons qu’il y a des moissons à faire », conclut l’évêque.

Erica Walter

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Secrétariat : 05 45 91 86 89
226, rue de Bordeaux
16000 Angoulême
Mgr Gosselin
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