Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          Parole à notre évêque, 9 juin 2018

Parole à notre évêque, 9 juin 2018

De nombreux enfants, jeunes et adultes charentais reçoivent un sacrement en cette fin d’année scolaire, notamment celui de la confirmation. Mgr Gosselin a aussi fait un point sur les questions de bioéthique alors que le rapport des Etats généraux a été rendu.


Mgr Gosselin a donné la confirmation à des jeunes et à des adultes le 10 juin à la Cathédrale à Angoulême. Il en fera de même pour des Cognaçais le 17 juin. « La confirmation est un moment important pour la vie des chrétiens et pour la vie de toute la communauté, donc de toute l’Eglise diocésaine. Je rappelle qu’il y a un an, nous étions à Festi’Jeunes avec tous les confirmands. Cette année, le sacrement est donné à l’échelle des différents doyennés. Dimanche (10 juin), ils sont une quarantaine de jeunes et d’adultes à recevoir la confirmation à Angoulême. S’y ajoutent deux baptêmes de jeunes et aussi des premières communions. »
« Nous sommes vraiment dans le temps ordinaire de la vie de l’Eglise, de la vie liturgique. Et il s’agit vraiment de vivre, de manière quotidienne, tout ce que nous avons vécu pendant le temps pascal, l’annonce de la résurrection du Christ en ce vendredi (8 juin) où nous fêtons le Sacré-Coeur et demain le Cœur Immaculé de Marie. Le Sacré-Coeur nous rappelle que Jésus a donné sa vie pour que nous recevions sa vie. Nous la recevons particulièrement dans les sacrements : baptême, eucharistie, confirmation », insiste l’évêque.

Des communautés en soutien de ceux qui reçoivent un sacrement

« Il y a 15 jours, c’était la fête de la Trinité : Père, Fils et Saint-Esprit, source de toute vie. La semaine dernière, c’était la fête du Saint-Sacrement, cela veut dire que l’eucharistie est vraiment la célébration qui nous permet d’accueillir la vie de Dieu. Et la confirmation fait que le chrétien devient adulte dans le sens où il a la plénitude de l’Esprit. Tous les dons lui sont donnés pour pouvoir faire face à toutes les situations. Ce sacrement est donc vraiment très important. Certains le reçoivent ce dimanche, à la Cathédrale, la semaine suivante à Cognac. D’autres confirmations sont évidemment prévues dans l’année. Les communautés sont très sollicitées en ce moment. C’est un peu la saison des baptêmes qui se vivent souvent à la fin des célébrations. Les familles sont ainsi accueillies au sein de la communauté. Les premières communions sont aussi d’actualité avec des enfants ou des adultes qui reçoivent pour la première fois le corps du Christ. »
« Voilà des événements qui concernent toute la communauté. De la même façon qu’un baptême, c’est être intégré dans le corps de l’Eglise, dans l’Eglise de Jésus-Christ. D’une certaine manière, l’eucharistie n’est pas un acte privé. Quand nous disons communion privée, cela ne signifie pas tout seul, moi et mon Jésus, mais au contraire je suis inséré dans une communauté et je célèbre la messe. C’est valable aussi pour les confirmands, ils peuvent en quelque sorte compter sur la communauté. Ils s’y sont préparés en étant dans la communauté. Ils font partie d’une communauté et je crois qu’il s’agit d’un apprentissage pour eux comme pour les communautés. Cette période est parfois plus agitée au niveau des messes du dimanche. Je suppose que, dans les communautés, quand on annonce pour le week-end d’après des premières communions ou des confirmations, c’est l’action de grâce qui vient en premier. On se réjouit pour tous ceux qui reçoivent ces sacrements et on a à cœur, dans la mesure possible, d’y participer. Les confirmands, les premiers communiants ont besoin de la prière de la communauté, sans compter que pour toute la communauté, célébrer des confirmations permet aussi de se rappeler ce que nous avons vécu ou peut-être d’éveiller le désir de la recevoir un jour », note Mgr Gosselin.

« Rencontrer l’autre dans ce qu’il a à dire »

Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes et président du groupe de travail sur la bioéthique, a récemment répondu à une interview. Une étape importante concernant les lois de la bioéthique vient en effet d’être achevée puisque le rapport des Etats généraux a été rendu. « Nous y voyons ce qui se dessine comme courant pour lequel on espère que le législateur et notre Président vont bien sûr tenir compte. On note l’intérêt du peuple français, en tout cas du peuple chrétien, pour tous ces sujets. Nous nous retrouvons, nous-mêmes chrétiens, dans les interrogations que nous avons pu avoir avec les scientifiques ou avec simplement la voisine de palier. Je crois qu’il y a vraiment une culture de dialogue très intéressante. C’est là où Mgr d’Ornellas dit : ceux qui acceptent le dialogue édifient une société rassemblée et apaisée. La diviser est un échec. Il s’agit vraiment de rencontrer l’autre dans ce qu’il a à dire, d’essayer de comprendre quels sont ses arguments. »
« J’avoue ne pas avoir lu le rapport dans son intégralité, mais de grandes lignes se dessinent, en particulier concernant le début ou la fin de vie. Pour la fin de vie, la peur de la souffrance s’est exprimée. Nous avons quand même des moyens d’intervenir. Le développement des soins palliatifs est une solution. L’euthanasie, l’acte qui abrège la vie, n’est pas vraiment présentée comme une solution, ce serait quand même un échec. Il nous faut entendre cette peur de la souffrance, y répondre, favoriser la recherche et la prise en charge correcte de cette fin de vie dans un environnement médical, humain, voire spirituel pour cette étape capitale. Nous sommes tous concernés », affirme l’évêque.
« Concernant le début de la vie, je crois que la considération primordiale, est vraiment l’intérêt supérieur de l’enfant, les droits de l’enfant, que l’enfant soit mis au centre des discussions et que les adultes n’ont pas à disposer de la vie de l’enfant comme ils veulent. Je pense qu’il y a une volonté très forte du respect de l’enfant qui s’est exprimée. C’est quelque part une valeur un peu non négociable pour l’Eglise. Ce qui compte aussi, c’est la fraternité. Cet enfant ne doit pas être un enfant hors sol, conçu et grandi hors d’un organisme maternel, hors de tous ses liens qui font qu’il appartient à la famille humaine. Il ne peut vraiment vivre la fraternité humaine que s’il y a une filiation très claire, à la fois la mère et aussi le père. Ce sont des sujets importants dans ce rapport sur les Etats généraux. C’est rondement mené, mais ce n’est pas fini. L’intérêt de tous doit se prolonger. J’espère que nous allons faire d’autres propositions en septembre pour continuer à réfléchir sur ces sujets », conclut Mgr Gosselin.

Erica Walter

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226, rue de Bordeaux
16000 Angoulême
Mgr Gosselin
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