Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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        Parole à notre évêque du 26 janvier 2019

Parole à notre évêque du 26 janvier 2019

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L’organisation de l’Enseignement catholique en Nouvelle Aquitaine ou l’avenir de l’Abbaye de Bassac ont été abordés cette semaine par Mgr Gosselin. L’évêque a également dialogué avec Brunor, auteur et dessinateur chrétien.


Mercredi 23 et jeudi 24 janvier, les délégués diocésains de l’enseignement catholique de Nouvelle Aquitaine étaient réunis. Mgr Gosselin y participait comme évêque référent sur le territoire. L’enjeu de cette rencontre consistait à essayer de prévoir le meilleur fonctionnement possible dans cette grande région en fonction de l’évolution des structures d’académies et de rectorats. « Nous voulons préserver une forme d’autonomie de chaque diocèse, mais de plus en plus, nous sommes appelés à mutualiser pour mettre nos services en commun et faire en sorte qu’il y ait un seul interlocuteur avec l’Etat. » Derrière cela se posent des questions de postes, de budgets pour anticiper l’avenir à partir de la rentrée 2020.
Le vendredi 19 janvier, les Charentais qui ont déjà apporté leur contribution pour la rénovation de l’Abbaye de Bassac étaient invités à se retrouver sur place. Une soirée était organisée pour les remercier de leur participation et les informer sur l’avenir de l’édifice. Dix jours plus tard, le mardi 29 janvier, une autre rencontre a lieu à Paris pour trouver des donateurs éventuels sur place afin de lancer les premiers travaux. L’évêque a pris un peu de hauteur par rapport à cet exemple de l’Abbaye de Bassac. Beaucoup de monastères sont en effet aujourd’hui inoccupés, certains sont en état et ont besoin d’être rénovés. De manière générale, des questions se posent : quel avenir pour les monastères dans les 5 ou 10 ans ? Combien seront encore en activité ? « La vie monastique continuera certainement avec la grâce de Dieu. Certaines communautés ont disparu mais ces abbayes ou monastères doivent continuer à être des lieux de ressourcement. Ils peuvent être tenus de manière particulière », explique l’évêque. Il cite l’exemple de l’Abbaye de Sablonceaux qui est tenue par une communauté nouvelle. Des laïcs, des diocésains peuvent en effet assurer une présence, une ouverture pour faire vivre ces lieux. « Il y a la prière des moines, mais il peut y voir aussi celle du peuple chrétien qui peut habiter dans ces lieux... pour que rien ne se perde. »

Un dernier doyenné à reconnaître

Dans les rendez-vous à venir, Mgr Gosselin a insisté sur une journée centrée sur l’islam dans le diocèse le 1er février. En lien avec l’association Pierre, Mohamed, David et les autres, l’objectif de cette journée est de porter un dialogue inter-religieux. Une conférence est programmée en début d’après-midi sur le radicalisme. La toute jeune association du diocèse, Forum Magdalena, y est pleinement associée. « Il faut rappeler que cette association est née dans l’idée de s’ouvrir dans un dialogue de société avec d’autres religions et réalités sociales. » Cette journée du 1er février doit se poursuivre dans le quartier de la Grande Garenne à Angoulême avec des ateliers et une autre conférence en soirée. Et puis le dimanche 3 février, le diocèse vivra la naissance du doyenné Sud-Charente à Barbezieux, puis à Condéon. Ce territoire est le dernier à être reconnu officiellement, mais il a existé dans les faits le premier. « Ce doyenné a précédé un peu la naissance des autres. Tout est en place pour que nous puissions vivre une nouvelle étape : pouvoir un peu repenser les paroisses. »
Dans la deuxième partie de l’émission, Mgr Gosselin a invité le dessinateur Brunor. Il est un des incontournables du Festival de la BD chrétienne et a participé à son démarrage en lien avec les équipes bénévoles de catholiques et de protestants. « Ce festival est vraiment très particulier pour nous. Nous sommes invités à plusieurs événements comme le festival du livre chrétien et d’autres. A Angoulême, c’est là où je viens le plus longtemps... parce que nous y sommes vraiment heureux. » Brunor insiste sur les expositions, les animations à la Cathédrale, à l’église Saint-Martial et au Temple et puis les rencontres, notamment avec un public profane. « Pour certaines personnes, la découverte peut aller loin. Je crois qu’il y a même eu des conversions. Dès le départ, il y a eu cette idée d’être des petits David au milieu de ces milliers de visiteurs, jeunes ou moins jeunes. »

« Parole portée par une image »

Depuis son arrivée en Charente, l’évêque a saisi toute l’importance du festival et la modernité du support qu’est la bande dessinée pour l’évangélisation. « Une BD n’est pas qu’une image. C’est une parole qui est portée par une image. » Brunor poursuit : « comme support de parole, la BD n’est pas autre chose que ce qu’on appelait ‘mashal’ ou parabole dans la Bible. C’est une histoire en images que Jésus raconte, que déjà les prophètes racontaient avec des symboles qui permettent de rejoindre les gens d’une autre façon. »
Brunor a commencé sa série BD Les Indices pensables à partir de questions de jeunes sur le fait que la Bible était un peu dépassée face aux sciences. L’auteur et dessinateur a donc commencé un travail de documentation, a trouvé des indices. Cette démarche de création permet, pour Brunor, de respecter la liberté et l’intelligence de chacun. « A la fin des 5 premiers albums, on est très étonné de voir que la représentation du monde des Hébreux bibliques -Genèse, mais aussi d’autres passages- est celle qui est la plus compatible avec le réel de tout ce qui a été dit dans l’histoire de l’humanité. Même l’athéisme n’est pas à ce point compatible avec le réel. C’est une énorme surprise. Certains refusent de le voir, mais ceux qui sont ouverts et honnêtes sont bien obligés de reconnaître que tout tient la route. Ce n’est pas la preuve que le Dieu de la Bible est le vrai, il n’y en aura jamais, mais ce sont des indices forts pour repenser la question », affirme Brunor.
Mgr Gosselin poursuit dans le même sens : « à une époque, nous avons pu penser que la foi était dans les trous de la science, or c’est dans ses acquis. Plus la science avance, plus ses acquis vont dans le sens de ce que nous proclamons ». Pour Brunor : « il n’y a pas d’incompatibilité entre ce que racontent les Hébreux bibliques d’il y a 2500 ans avec ce que la science découvre. »

Erica Walter

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Secrétariat : 05 45 91 86 89
226, rue de Bordeaux
16000 Angoulême
Mgr Gosselin
Secrétariat de Mgr GOSSELIN

NB : Les mails envoyés à l’adresse eveque chez dio16.fr ne sont plus consultés





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