Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
https://angouleme.catholique.fr/Samedi-16-et-dimanche-17-novembre-2019-33eme-dimanche-TO-C
          Samedi 16 et dimanche 17 novembre 2019 : 33ème dimanche TO C

Samedi 16 et dimanche 17 novembre 2019 : 33ème dimanche TO C

  • Télécharger l'article au format PDF Imprimer cet article
  • réagir
  • 0 vote

Devenons les acteurs du changement que nous appelons de nos vœux, les acteurs d’une fraternité englobant tous les hommes, toute l’humanité et tout le monde vivant. Alors nous vivrons dans la confiance en cet Amour qui déjà fait toute chose nouvelle, et qui nous ouvre à une vie belle, féconde et éternelle.


Les lectures de ce jour sont, un peu comme la semaine dernière, plutôt sombres. Mais à travers leur pessimisme, elles ouvrent malgré tout à une espérance. Si elles décrivent des réalités douloureuses, elles veulent tourner notre regard vers une lumière. Elles semblent jouer avec le passé, le présent et le futur, mais nous pouvons aussi les entendre comme éclairant notre aujourd’hui, sans attendre plus tard.
Notre présent et notre monde peuvent en effet se reconnaître dans les descriptions de l’évangile : les tremblements de terre, les famines, les guerres, les phénomènes effrayants. Il serait facile d’appliquer ces descriptions aux événements de notre actualité, ceux que nous vivons ou que relaient les médias. Peut-être aussi pouvons-nous les entendre comme des images de ce que nous vivons parfois intimement, de nos vies intérieures, familiales, relationnelles, amicales : l’on peut connaître, à plus petite échelle que l’échelle mondiale, de ces bouleversements qui viennent nous effrayer, changer nos perspectives, raviver des peurs, nous faire perdre pieds. Et au milieu de ces bouleversements, se tient, telle une petite flamme allumée au milieu d’une nuit parfois obscure, l’espérance.
Cette espérance n’est pas l’espoir d’un avenir meilleur, ni le rêve d’une vie en rose. Cette espérance, elle est notre façon de tenir debout, déjà là où nous sommes, maintenant, aujourd’hui. Cette espérance elle est notre manière d’être des hommes et des femmes qui vivent dans la confiance, parce qu’ils savent qu’ils ne sont pas seuls et abandonnés. « Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense, disait Jésus dans l’évangile, pas un cheveu de votre tête ne sera perdu », parce que Lui est avec nous, et qu’il est, Lui, le Christ, le Vivant toujours présent, que rien ne peut arrêter. En fait, les lectures de ce jours mettent peut-être en évidence ou en relief notre propre pauvreté, dans le sens où nous reconnaissons que nous ne pouvons pas nous sauver tout seul ni même sauver le monde, que nous sommes bien petits par rapport à tout ce qui peut nous arriver. Nous nous croyons sûrement très puissants, mais nous ne le sommes pas tant que ça. Nous avons besoin non seulement les uns des autres, mais aussi de la confiance de Dieu, de sa présence amoureuse.
Dans son message pour la journée mondiale des pauvres, qui a lieu ce dimanche, le pape rappelle que le pauvre est, précisément, « celui qui “fait confiance au Seigneur” (Ps 9. 11), car il a la certitude qu’il ne sera jamais abandonné. Le pauvre, dans les Écritures, est l’homme de la confiance ! […] C’est précisément cette confiance dans le Seigneur, qui appelle à l’espérance. Le pauvre sait que Dieu ne peut pas l’abandonner ; c’est pourquoi il vit toujours en présence de ce Dieu qui se souvient de lui. Son aide va au-delà de la condition actuelle de souffrance pour tracer un chemin de libération qui transforme le cœur, car il le soutient au plus profond. » Et lorsque la Parole de Dieu nous parle, comme aujourd’hui, de la fin des temps, du jugement dernier, il ne s’agit pas d’abord d’une période à venir de cataclysmes ou de danger pour l’humanité ! Mais au contraire, il s’agit du jour – et ça pourrait être aujourd’hui, si le cœur nous en dit ! - où « les barrières créées entre les pays et entre les gens seront détruites et où l’arrogance de quelques-uns sera remplacée par la solidarité de beaucoup ».
Voilà où se tient notre espérance : dans la transformation de nos vies à être solidaires les uns des autres, à faire attention les uns aux autres, à vivre dans l’amour, le partage et le pardon. Non pas peut-être d’abord en donnant de notre superflu – même s’il faut savoir répondre avec empressement aux urgences matérielles et humaines qui se présentent chaque jour à nous – mais en sachant nous accueillir et accueillir celui qui vient, en apprenant à nous écouter, à nous comprendre, à nous aimer dans un véritable dialogue fraternel.
Le psaume, à sa façon, vient crier et chanter cette espérance toute simple et pourtant si puissante. « Acclamez le Seigneur car il vient pour gouverner la terre, pour gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture ! » N’imaginons pas une gouvernance de type dictatoriale ou arbitraire ! Peut-être est-ce plus clair si l’on remplace le mot « Seigneur » par ce qu’il est en définitive, l’amour : « Acclamez l’Amour car il vient pour gouverner la terre, pour gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture. » Cet Amour qui vient, parce qu’il est Amour, ne fera rien sans nous et sans notre propre ouverture du cœur et des mains.
Comme Saint Paul en témoigne pour lui-même, prenons nous aussi chacun notre part de travail au réveil de cet Amour en nous. Prenons notre part de travail à la transformation de notre monde, depuis ses dimensions les plus intimes jusqu’aux dimensions les plus universelles. Devenons les acteurs du changement que nous appelons de nos vœux, les acteurs d’une fraternité englobant tous les hommes, toute l’humanité et tout le monde vivant. Alors nous n’aurons plus aucune raison d’avoir peur ou de désespérer, bien au contraire. Nous vivrons dans la confiance en cet Amour qui déjà fait toute chose nouvelle, et qui nous ouvre à une vie belle, féconde et éternelle.
Amen.

P. Benoît Lecomte

Livre de Malachie 3,19-20a.

Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant comme la fournaise. Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété, seront de la paille. Le jour qui vient les consumera, – dit le Seigneur de l’univers –, il ne leur laissera ni racine ni branche. Mais pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement. »

Psaume 98(97),5-6.7-8.9.

Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

Que résonnent la mer et sa richesse,
le monde et tous ses habitants ;
que les fleuves battent des mains,
que les montagnes chantent leur joie.

Acclamez le Seigneur, car il vient
pour gouverner la terre,
pour gouverner le monde avec justice
et les peuples avec droiture !

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 3,7-12.

Frères, vous savez bien, vous, ce qu’il faut faire pour nous imiter. Nous n’avons pas vécu parmi vous de façon désordonnée ; et le pain que nous avons mangé, nous ne l’avons pas reçu gratuitement. Au contraire, dans la peine et la fatigue, nuit et jour, nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous. Bien sûr, nous avons le droit d’être à charge, mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter.
Et quand nous étions chez vous, nous vous donnions cet ordre : si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. Or, nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire. À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ cet ordre et cet appel : qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,5-19.

En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. »
Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Contact

adresse Paroisse Ma Campagne - Puymoyen
2, bld Jean Moulin
16000 Angoulême
+335 45 61 15 04
paroissemacampagne chez orange.fr
Accueil à la paroisse les mardis et vendredis de 16h30 à 18h30

Contact

adresse Paroisse Saint Jean-Baptiste
28 rue Pierre Aumaître
16000 Angoulême
+336 09 78 55 52
sjb.angouleme chez gmail.com
Accueil à la paroisse les mardis de 10h à 12h

Lumière dans nos vies, Emmanuel



-