Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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          Samedi 2 et dimanche 3 novembre 2019 : 31ème dimanche TO C

Samedi 2 et dimanche 3 novembre 2019 : 31ème dimanche TO C

Commémoration des défunts

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Et notre foi, notre espérance, nous portent jusque dans l’indicible, jusqu’où nous n’avons plus de mot et encore moins de certitude, mais la foi et la confiance nues : ceux qui sont passés par la mort vivent encore.


Où sont-ils donc, ceux qui nous ont quittés ? Des présences nouvelles se créent, qu’il nous faut apprivoiser. Ils ne sont pas présents uniquement dans la mémoire et dans les souvenirs, qui s’effacent inévitablement avec le temps, mais ils sont présents dans nos cœurs. Dans l’Amour. Et l’Amour n’est pas situé dans l’espace, c’est l’espace qui trouve son lieu dans l’Amour.
Expérience de nos vies, mystérieuses, dont le mystère prend davantage corps quand nous sommes face à la mort. Ou plutôt quand nous sommes face à cette échéance qu’est la séparation. L’Église ne nous invite pas aujourd’hui à faire mémoire des morts, mais des défunts. La mort n’est que le passage. Car dire que les défunts sont morts, ce serait ne plus croire qu’ils sont encore vivants. Et notre foi, notre espérance, nous portent jusque là, jusque dans l’indicible, jusqu’où nous n’avons plus de mot et encore moins de certitude, mais la foi et la confiance nues : ceux qui sont passés par la mort vivent encore. Dans l’Amour. Dans l’Amour tout comme nous. Et ces liens que nous pressentons parfois, que nous pouvons vivre réellement encore, sont expérience de cette communion qui ne s’arrête pas, qui se joue des séparations et de ce que nos yeux voient. L’Amour est plus grand que tout, il embrasse tout, il embrase : et la vie et le passage de la vie par la mort. Notre existence se tient là, enracinée dans cet Amour, ici et là-bas, maintenant et demain.
Cet Amour a un nom et un visage : Jésus. Il n’est pas pur esprit ni illusion subjective. Il est quelqu’un, qui appelle et qui vient. Il est quelqu’un qui rencontre et qui parle, et dont la présence et la parole transforment nos vies. Zachée en fait l’expérience. Lui l’homme pécheur par excellence, le voleur, menteur et collabo, l’homme aux habitudes malsaines et au comportement amoral : c’est lui que Jésus vient rencontrer. « Aujourd’hui, il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Zachée a beau être infréquentable, son désir enfoui reste intact : il voulait rencontrer celui dont il entend parler, et le voilà interpellé par son nom. Ce désir d’aimer, Jésus l’entend et le reconnaît. La rencontre sera bouleversante pour Zachée, il en est retourné et son comportement va changer. L’Amour a frappé le cœur et toute la vie. « Le salut est entré dans cette maison. »
Cette rencontre de Jésus, nous croyons que ceux qui nous ont précédés l’ont vécue et la vivent encore. Nous croyons qu’ils sont dans cette Rencontre infinie du Père par le Fils, vivants pleinement de l’Esprit de Dieu. Que le passage de la mort a transformé leur vie et que ce passage n’est que la Rencontre, belle, entière, lumineuse, du Christ ressuscité. Du premier-né d’entre les morts, de celui qui a ouvert la brèche dans le mur de la mort, de celui qui montré le chemin et rassuré notre espérance. Espérance pascale.
Mais cette rencontre de Jésus n’est pas réservée à ceux qui passent par la mort : nous la vivons déjà ici et maintenant, à chaque fois que nous accueillons l’Amour en nous-mêmes, à chaque fois que nous nous laissons aimer par lui, et que notre cœur se laisse transformer. Tout acte d’amour envers les autres nous met ainsi en chemin de vie éternelle. Voilà pourquoi il est si bon, lors de la perte d’un être cher, de récolter en nos cœurs toutes les pépites d’amour dont nous avons été témoins dans sa vie. Parce que déjà, là, se joue la véritable vie. Celle que nous partageons, ici maintenant et dans l’au-delà de la mort. Elle est la vie d’un éternel Présent, donné, offert à tous ceux qui aiment et se laissent faire par l’amour, offert à tous ceux qui, comme Zachée, ouvrent la porte de leur maison au Christ. Il est venu, lui, chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Autrement dit, il est venu nous libérer de ce qui nous empêche, précisément, d’accueillir la plénitude de la vie en nous. Nous libérer et nous sauver de ce qui peut nous rendre malheureux et recroquevillés sur nous-mêmes. Il est venu nous faire participer à sa résurrection, cette résurrection que nos défunts connaissent déjà dans la pleine lumière.
Peut-être direz-vous : « Discours de curé, qui veut se rassurer comme il peut en s’accrochant à ses convictions. » Mais c’est aussi dans l’expérience intime et intérieure que se découvre ce qui est à la fois intuition et révélation. Dans l’expérience de la relation qui continue d’être vécue avec ceux qui nous ont quittés. Dans l’expérience de la rencontre avec le Christ, libérateur, qui vient ouvrir nos vies à ce qu’on ne voit pas. Dans l’expérience des gestes et des paroles d’accueil, d’amour et d’amitié, qui tracent en nous le signe d’une vie plus grande, plus belle et plus généreuse que ce que nous voyons de la notre. Traces de la Vie éternelle dont nous vivons déjà et qui nous donne d’être en communion avec ceux que nous ne voyons plus.
Que ce jour où nous commémorons les défunts de nos familles et de nos amis ne soit pas un jour où nous regardons le passé avec tristesse, mais un jour où nous rendons grâce pour le présent qui nous est donné de vivre aujourd’hui, dans l’unique communion de tous les vivants, ici et ailleurs, unis par le même Amour que le Christ est venu révéler.
Amen

P. Benoît Lecomte

Livre de la Sagesse 11,22-26.12,1-2.

Seigneur, le monde entier est devant toi comme un rien sur la balance, comme la goutte de rosée matinale qui descend sur la terre. Pourtant, tu as pitié de tous les hommes, parce que tu peux tout. Tu fermes les yeux sur leurs péchés, pour qu’ils se convertissent. Tu aimes en effet tout ce qui existe, tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres ; si tu avais haï quoi que ce soit, tu ne l’aurais pas créé. Comment aurait-il subsisté, si tu ne l’avais pas voulu ? Comment serait-il resté vivant, si tu ne l’avais pas appelé ? En fait, tu épargnes tous les êtres, parce qu’ils sont à toi, Maître qui aimes les vivants, toi dont le souffle impérissable les anime tous. Ceux qui tombent, tu les reprends peu à peu, tu les avertis, tu leur rappelles en quoi ils pèchent, pour qu’ils se détournent du mal et croient en toi, Seigneur.

Psaume 145(144),1-2.8-9.10-11.13cd-14.

Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit,
fidèle en tout ce qu’il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 1,11-12.2,1-2.

Frères, nous prions pour vous à tout moment afin que notre Dieu vous trouve dignes de l’appel qu’il vous a adressé ; par sa puissance, qu’il vous donne d’accomplir tout le bien que vous désirez, et qu’il rende active votre foi. Ainsi, le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus Christ.
Frères, nous avons une demande à vous faire à propos de la venue de notre Seigneur Jésus Christ et de notre rassemblement auprès de lui : si l’on nous attribue une inspiration, une parole ou une lettre prétendant que le jour du Seigneur est arrivé, n’allez pas aussitôt perdre la tête, ne vous laissez pas effrayer. »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,1-10.

En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.
Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. » Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

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