Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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            Samedi 27 avril 2019 : 2ème dimanche de pâques C

Samedi 27 avril 2019 : 2ème dimanche de pâques C

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L’accueil de la Vie et de la Paix de Dieu vient comme un baume sur les blessures de notre humanité, de toute humanité, ne nous laissant jamais, ô jamais seuls.


« Accueillir la Vie ». Il me semble que les textes de ce jour éclairent totalement notre thématique du temps pascal. Ils l’éclairent en projetant une réelle lumière de Pâques, une douce lumière de résurrection qui nous invite à sortir de nos tombeaux, de nos ornières, de nos propres obscurités, pour accueillir la plénitude de la Vie du Ressuscité. « Ne crains pas. Moi, je suis le Premier et le Dernier, le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles », dit le Fils de l’homme de l’Apocalypse, comme s’adressant à chacun de nous. Et nous, d’entrer dans cette confiance indicible qu’ouvre l’événement de Pâques. Et d’accueillir la vie.
Accueillir. Il n’y a pas d’accueil sans ouverture et l’événement de Pâques ouvre. « C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. » Le Ressuscité ouvre les portes des disciples – et les nôtres. Elles ont beau être verrouillées, ces portes, celles de nos cœurs, de nos maisons, de nos groupes, de nos Eglises, de nos frontières, le Christ passe. Il entre. Il nous rejoint. Les cadenas n’y peuvent rien. Ça peut être source d’angoisse, de peur même, pourquoi pas. « La paix soit avec vous ! », dit-il aux disciples pour apaiser leur crainte – des juifs et aussi désormais de cette présence mystérieuse et nouvelle. Et la paix vient, avec le Christ. Expérience à vivre, au plus profond de nous-mêmes : l’événement de Pâques est événement de la paix qui vient en nous, nous habiter.
Joie !
La Parole de Dieu, agissante, ouvre notre cœur à l’accueil de la paix du ressuscité. Penses-y, tout à l’heure, quand le prêtre t’invitera à donner la paix à tes frères et sœurs. Ce geste n’est pas un geste d’amitié (tu peux le vivre avec un ennemi), ni une salutation polie, encore moins un rite de plus pour se réveiller avant de communier. Il est la Parole du Ressuscité offerte à chacun : La paix soit avec toi, la paix du Christ. Quand tu donnes cette paix, ta parole se fond dans la Parole de Dieu, toujours primitive. Et ta parole ouvre le cœur de celui qui la reçoit (et le tien, qui reçoit la parole de l’autre) pour accueillir la paix du ressuscité… et accueillir la Vie. « Ne crains pas, n’aie plus peur de rien, ni de la haine, ni de la mort, ni du péché, ni de rien d’autre : en accueillant cette parole de paix, tu accueilles la victoire du Christ sur toute formes de mal et tu deviens un autre homme, désormais vivant de la Vie de Dieu en toi. »
Que cette Parole est alors rassurante, face à toutes les paroles de violence, de doute, de défiance, de méfiance, de calcul et tant d’autres qui rabaissent l’homme et ferment nos cœurs et nos groupes et nos équipes et nos Eglises et nos frontières ! Car elle est la Parole qui l’emporte sur toutes les autres.
« Accueillir la Vie ! » Cris du matin de Pâques qui n’est pas un cris, mais un acte. Qui n’est pas un acte, mais une expérience. Qui n’est pas une expérience, mais la condition même de notre existence, pour peu que nous la voulions belle, joyeuse, sereine, libre, confiante, ouverte. Accueillir la Vie, comme les disciples – et comme Thomas aussi, malgré ses tergiversations, ses doutes, ses hésitations, sa logique et tout ce par quoi nous nous reconnaissons un peu en lui – accueillent Jésus, ressuscité, les rejoignant.
Cet accueil de la Vie transforme notre vie… et la vie de ceux qui nous entourent. Car notre vie devient témoignage, ne nous tournant pas vers nous-mêmes mais vers Celui que nous accueillons. Comme on nous le raconte dans le livre des Actes des Apôtres, et de ces foules qui, rencontrant les Apôtres et l’accueil qu’ils ont fait du la Vie du Christ en eux et de sa paix, deviennent croyants et s’attachent au Seigneur. Jusqu’à ces gens malades ou tourmentés, dont on nous raconte qu’ils sont tous guéris. L’accueil de la Vie guérit. L’accueil de la Vie et de la Paix de Dieu vient comme un baume sur les blessures de notre humanité, de toute humanité, ne nous laissant jamais, ô jamais seuls. « Et il était là, au milieu d’eux », bien que toutes les portes étaient verrouillées. Au milieu, avec eux, aujourd’hui et jusqu’au dernier jour.
« Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie », chante le psaume. Que nos cœurs, nos visages, nos journées ne soient pas tristes ! Sachons, encore et encore, nous ouvrir à cet événement inouïe de Pâques et accueillir la Vie qui vient en nous et au milieu de nous, pour que nous vivions, pleinement !
Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Alléluia !

P. Benoît Lecomte

Livre des Actes des Apôtres 5,12-16.

À Jérusalem, par les mains des Apôtres, beaucoup de signes et de prodiges s’accomplissaient dans le peuple. Tous les croyants, d’un même cœur, se tenaient sous le portique de Salomon. Personne d’autre n’osait se joindre à eux ; cependant tout le peuple faisait leur éloge ; de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur. On allait jusqu’à sortir les malades sur les places, en les mettant sur des civières et des brancards : ainsi, au passage de Pierre, son ombre couvrirait l’un ou l’autre. La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem, en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs. Et tous étaient guéris.

Psaume 118(117),2-4.22-24.25-27a.

Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
Que le dise la maison d’Aaron :
Éternel est son amour !
Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !

Donne, Seigneur, donne le salut !
Donne, Seigneur, donne la victoire !
Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !
De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !
Dieu, le Seigneur, nous illumine.

Livre de l’Apocalypse 1,9-11a.12-13.17-19.

Moi, Jean, votre frère, partageant avec vous la détresse, la royauté et la persévérance en Jésus, je me trouvai dans l’île de Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. Je fus saisi en esprit, le jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, pareille au son d’une trompette. Elle disait : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Églises : à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. »
Je me retournai pour regarder quelle était cette voix qui me parlait. M’étant retourné, j’ai vu sept chandeliers d’or, et au milieu des chandeliers un être qui semblait un Fils d’homme, revêtu d’une longue tunique, une ceinture d’or à hauteur de poitrine. Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, mais il posa sur moi sa main droite, en disant : « Ne crains pas. Moi, je suis le Premier et le Dernier, le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles ; je détiens les clés de la mort et du séjour des morts. Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, ce qui va ensuite advenir. »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-31.

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

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