Diocèse d’Angoulême, Eglise catholique de Charente
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    Un "chemin de Pâques" pour le temps pascal par le P. Marc Prunier

Un "chemin de Pâques" pour le temps pascal par le P. Marc Prunier

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Chaque week-end du temps pascal, le Père Marc Prunier propose une "station" d’un "chemin de Pâques" en vidéo.


NOTRE 4° CHEMIN DE PÂQUES. 04-05-20

"JE SUIS LE CHEMIN !", dit LE RESSUSCITÉ.

LE PARADOXE ÉVANGÉLIQUE. Jn 14/1-12. (Évangile du 5° Dimanche de Pâques.)
Jésus était encore à genoux, lavant les pieds de ses disciples. Jésus se fait plus bas, plus humble…
Il venait de vivre le départ dramatique de Judas. Il vient d’annoncer le reniement de Pierre…
Si c’est cela la fondation de l’Église, c’est plutôt mal parti !… Pour tous, le rêve est par-terre !
Sauf pour Jésus ! Son abaissement de Serviteur est une montée vers son Sacrifice.
Sa descente vers l’agonie et vers la mort est une ascension vers le Père. Voilà son Chemin !
"Lorsque Je serai élevé de terre, J’attirerai à Moi tous les hommes !" Jn 12/32.
Voici l’heure où Jésus apparaît comme le Très Bas. Et Il devient transparent du Très Haut !
De tout son être, avec toute sa volonté, Jésus s’engage sur le Chemin de son Sacrifice.
Sa détermination est totale. Il ne montre pas le chemin, Il EST le Chemin !
A la question de Thomas, stupéfait de cet abaissement de Jésus et de son mystérieux chemin,
Jésus n’a qu’une réponse, bouleversante : "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie." Jn 14/6.
Jésus EST le Chemin… Mais où donc conduit ce Chemin ?

JÉSUS EST LE CHEMIN VERS LE PÈRE.
Jésus EST ce Chemin vers le Père. De toute éternité "le Verbe est tourné vers le Père." Jn 1/1.
Et toute sa Mission est de remettre toute l’humanité sur ce Chemin qui conduit au Père.
"Personne ne va vers le Père sans passer par Moi !" Jn 14/6.
"Je viens à toi Père !" Jn 17/13. C’est le Sommet de l’Évangile : Jésus et le Père sont UN.
On ne peut connaître ni aimer Jésus sans connaître et aimer le Père, et réciproquement.
A tout instant Jésus témoigne du Père. Il se retire pour prier son Père,
Il est la Voix du Père, Il est les Mains du Père, Il accomplit la Volonté du Père…
"Qui Me voit voit le Père !" Jn 14/9. "Qui Me voit voit Celui qui M’a envoyé !" Jn 12/45.
Ces Paroles de Jésus nous révèlent le Mystère profond de Jésus, de sa Naissance à sa Mort,
du Lavement des pieds à sa mise au Tombeau, et puis dans ses Apparitions de Ressuscité…
Jusque dans son anéantissement, Jésus révèle le Visage du Père. Il est le Chemin vers le Père.

JÉSUS EST LE CHEMIN VERS L’HOMME.
Jesus EST aussi le Chemin de Dieu vers l’homme. "C’est pour cela que Je suis venu !" Lc 4/43.
"Le Chemin du Christ c’est l’homme !" aimait dire Saint Jean-Paul II.
"Par son Incarnation, le Fils de Dieu s’est uni Lui-même à tout homme."
"Sur cette route qui conduit du Christ à l’homme, route où le Christ s’unit à chaque homme,
l’Eglise ne peut être arrêtée par personne." (Redemptor hominis. 8 et 13.)
L’Église n’a donc pas d’autre chemin que celui-ci, inauguré et suivi passionnément par le Christ.
Rejoindre l’humanité et ses blessures est pour nous le plus sûr chemin d’identification au Christ.
"Si l’Eglise n’est pas sur les lieux de fractures de l’humanité, que fait-elle ?... disait Mgr Pierre Claverie.
Je crois que l’Eglise meurt de n’être pas assez proche de la Croix du Christ."

JÉSUS EST LE CHEMIN UNIQUE : VERS LE PÈRE ET VERS L’HOMME.
Pour Jésus c’est un seul et même Chemin qui l’identifie à l’homme et qui l’unit à son Père.
Nous découvrons lumineusement cela lors de son Baptême au Jourdain :
C’est au moment où Jésus, en frère des hommes, est plongé au plus bas de l’eau des pécheurs
qu’Il se trouve comme immergé au plus haut, au plus intime de la Tendresse du Père :
"Tu es mon Fils bien-Aimé !" Mc 1/11. Et l’Esprit, comme une colombe, descend sur Jésus.
C’est donc un seul et même bain qui plonge Jésus au coeur de l’humanité et au Coeur de Dieu.
De même lors de la Transfiguration : c’est au moment où Jésus évoque son exode, sa passion,
qu’Il est transfiguré dans la Lumière de Dieu et que le Père Lui déclare son Amour. Lc 9/29-32.

JÉSUS RESSUSCITÉ EST LE CHEMIN, NOTRE CHEMIN DE VIE
C’est un seul et même Chemin, un seul et même amour puisé en Jésus,
qui nous rapproche au plus près du coeur de nos frères et au plus profond du Coeur de Dieu.
Disciples du Christ, engagés à sa suite, notre unique chemin de vie est l’Amour et la compassion.
Le plus court Chemin pour plonger dans le Coeur du Père, c’est l’amour de nos frères.


NOTRE 3° CHEMIN DE PÂQUES.

"JE SUIS LA PORTE !", dit LE RESSUSCITÉ.

"Je suis la Porte." Non que Jésus nous ’indique’ la porte. Jésus EST La Porte. Il EST Le Chemin.
La Porte, c’est à dire le Passage : Pésah en Hébreux, que l’on traduit Pâque.
La Porte c’est le Christ mort et ressuscité. "Notre Pâque c’est le Christ." 1Co 5/7.

I- JÉSUS UTILISE LE LANGAGE PASTORAL : la bergerie, le troupeau, les brebis...
Les images sont évocatrices du Visage du Ressuscité : le Berger, l’Agneau, la Porte .
Ces mots très simples de notre monde ne doivent pas cacher le Feu Divin dont ils sont porteurs :
rien moins que la traversée, par le Christ, de la Mort vers la Résurrection, Victoire de l’Amour.
St Pierre Aumaître, comme notre Bx Jacques Morelle Dupas en sont de grands témoins… :
Voici le Christ, voici la Croix Glorieuse, voici le Chemin, voici la Porte !

II- "JE SUIS LA PORTE DES BREBIS." Jn 10/7.
"Le Berger appelle ses brebis. Il marche à leur tête, et les brebis Le suivent." Jn 10/4.
"Jésus marchait en avant de ses disciples." Mc 10/32. Cf Mi 2/12-13.
"Moi, Je suis le Chemin… Personne ne va vers le Père sans passer par Moi." Jn 14/6
"Moi, Je suis la Porte… Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé." Jn 10/9.
"Si quelqu’un veut venir après Moi, qu’il renonce à lui-même,
qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive." Mc 8/34.

III- "ENTREZ PAR LA PORTE ÉTROITE." Lc 13/22-30.
La porte est étroite : Elle implique l’exigence et la joie d’aimer jusqu’au bout du don de soi…
Mais elle est ouverte !… "Vous verrez les cieux ouverts !" dit Jésus. Jn 1/51.
Passer la Porte, c’est à dire vivre la Pâque du Christ, c’est faire le choix de la foi et de l’amour :
1- L’audace de la foi :
"Celui qui écoute ma Voix et croit au Père qui M’a envoyé,
celui-là est déjà passé de la mort à la vie." Jn 5/24
"Je suis La Résurrection et la Vie, dit Jésus.
Celui qui croit en Moi, même s’il meurt, vivra." Jn 11/25
2- L’engagement de l’amour :
"Si nous aimons nos frères,
nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie." 1Jn 3/14

IV- LA PORTE C’EST LE PASSAGE DE LA MORT AVEC JÉSUS.
Spontanément on serait tenté d’identifier cette porte avec l’événement de notre mort humaine,
mais cela ne rend pas compte de sa dimension mystique pleinement actuelle dans nos vies.
Il y a toutes sortes de manières de vivre cette Porte, ce Passage par le Christ, avec Lui, en Lui :
. La Porte c’est la Communion que vivent la Vierge Marie et les Saints avec Jésus Crucifié.
. La Porte c’est aussi la Miséricorde offerte gratuitement à celui qui ouvre son coeur à l’Amour :
Même un mauvais larron peut la vivre : "Aujourd’hui, tu es avec Moi dans le Paradis." Lc 23/43
. La Porte, vécue sacramentellement, c’est le Baptême : "Baptisés en Jésus c’est dans sa Mort que nous avons été plongés !" Rm 6/3.
"Nous avons traversé la mort avec le Christ." Rm 6/8
. La Porte dans sa forme la plus parfaite d’identification au Christ c’est le Martyre, vrai Baptême.

V- L’ÉGLISE A CETTE MISSION DE VEILLER SUR LA PORTE.
Les clés du Royaume sont confiée par Jésus à Pierre et à l’Église : Mt 16/19.
Non pas dans une manière de "pouvoir hiérarchique" mais de témoignage de la Miséricorde.
Le Pape François évoque souvent son grand souci de garder ouverte la porte de l’Église :
ouverte pour entrer, bien sûr, pour que chacun s’y sente attendu, accueilli, sans condition…
mais surtout pour sortir ! Car l’Église n’existe pas pour elle-même mais pour le monde !
La veille de son élection papale, le cardinal Bergoglio a cité un passage de l’Apocalypse
dans lequel Jésus se tient devant la porte et frappe. Et le futur Pape a ajouté :
"Aujourd’hui le Christ frappe de l’intérieur de l’Église et veut sortir !" Dont acte !
Car la Porte c’est l’Amour : l’Amour qui nous plonge au plus profond du Coeur de Dieu,
l’Amour aussi qui nous plonge au plus près du coeur de nos frères…

2° CHEMIN DE PÂQUES À RUFFEC AVEC LES DISCIPLES D’EMMAÜS

LA TRAVERSÉE DE LA NUIT, DU DÉSERT, DE LA MORT. Lc 24/13-35.
Le Chemin de Croix a été pour les disciples un obstacle quasi infranchissable. Insupportable !
Les uns et les autres, de mille façons, n’ont qu’une envie : "fuir la nudité de Dieu…
Ils sont scandalisés par l’échec du Messie, irrémédiablement vaincu, humilié…" Pape François.
Ils fuient aussi leur propre misère, leurs remords car ils n’ont rien fait pour empêcher ce désastre !
Ils se sont laissés "déportés hors de l’espérance de l’Évangile." Col 1/23.
"Ils se sont égarés loin de la foi, transpercés de tourments multiples en leur coeur." 1Tm 6/10.
Il y a pire pour eux que cette image du Corps cloué et mort : le tombeau vide, le Corps disparu !
Leur rêve de suivre Jésus Sauveur d’Israël est fini. Alors ils partent, comme aveugles, de nuit…
Tristesse absolue de ce chemin qui ne va nulle part puisqu’il tourne le dos à la Vie !
Voies sans issue de tous les blessés de la vie, les sans voix, les sans joie, les sans foi...
Mais l’Évangile nous apprend ceci : Aller nulle part peut toujours être en route vers Emmaüs !

Or voici que "Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de Le reconnaître !" Lc 24/15.

LE PÈLERIN AU COEUR BRÛLANT
Après la Résurrection c’est chaque fois la même surprise : "Jésus vint à leur rencontre." Mt 28/9.
L’Amour s’est approché, la Lumière s’est levée, la Vie, la Paix, la Joie débordent de cet inconnu…
Voici le Pèlerin de l’homme, délibérément, toujours - et sans condition - aux cotés de l’homme.
Mais la nuit est profonde pour ceux qui ont les yeux et le coeur "empêchés de voir" ! Lc 24/16.
Ils sont comme morts… et ils marchent avec un vivant ! Morts, ils marchent avec la Vie !
Le Ressuscité, sans être reconnu, fait donc route avec eux et va les accompagner jusqu’au bout...
La Victoire de la Croix ne s’impose pas à l’homme ! Elle ne se livre qu’au long d’un chemin…
C’est tout doucement, sans même le savoir, que le coeur des disciples va devenir brûlant… :
Brûlant et même incandescent auprès du Coeur du Ressuscité qui, Lui, est brûlant ! Un Feu !
Et qui peut dire combien en cet instant le Coeur de Dieu, le Coeur du Père est brûlant !
Buisson Ardent d’Amour qui n’a de cesse de se propager, de se donner, d’enflammer l’humanité !

LE RESSUSCITÉ TOUJOURS EN CHEMIN D’HUMANITÉ.
Le chemin d’Emmaüs est typique de tous les chemins où l’on avance comme des aveugles,
comme à tâtons, sans voir, sans croire, sans espérer, sans aimer… :
Chemin de grâce ou de péché, chemin de foi ou de doute, de lumière ou de nuit,
chemin plein d’élan ou chemin de désespoir, chemin de prière ou chemin de doute,
chemin de paix ou chemin de violence, chemin d’enfant ou de jeunes époux, ou de détenus…
Il n’est aucun chemin d’humanité qui ne soit parcouru par le Ressuscité !
"N’ayez pas peur !" Jn 6/20. "Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde !" Mt 28/20.
"Le chemin du Christ c’est l’homme !" écrivait Jean-Paul II dans Redemptor Hominis.

L’EXPÉRIENCE PASCALE.
Le chemin sans issue a pris sens : "Nous voici devenus les compagnons du Christ." He 3/14.
La solitude des égarés se trouve habitée. Ils accueillent l’Autre : "Reste avec nous !" Lc 24/29.
"Je me tiens à la porte et Je frappe. Si quelqu’un ouvre la porte J’entrerai chez lui,
Je prendrai la Cène avec lui, et lui avec Moi." Apoc 3/20.
C’est au bout du chemin, au bout de la nuit, après une longue relecture de l’Écriture avec Jésus, qu’ils Le reconnaissent à la Fraction du Pain… : L’Eucharistie est le Sacrement Pascal.

LA MISSION DE L’ÉGLISE
Beaucoup de personnes peuvent se reconnaître en ces deux disciples fuyant Jérusalem, déçus de l’Église jugée trop faible, trop pauvre, trop froide, trop éloignée de leurs besoins…
Il faut, dit le Pape François, "une Église qui n’ait pas peur d’entrer dans la nuit de ces gens, et de déchiffrer leur nuit, et de les rencontrer sur la route, de s’insérer dans leurs conversations, et de se mettre en chemin avec eux, de les accompagner, en allant au delà d’une simple écoute…."
Le chemin d’Emmaüs peut être la ligne missionnaire de l’Église aujourd’hui.
"Il faut une Église qui redonne de la chaleur et enflamme les coeurs !…" Pape François.




19 AVRIL 2020 - DIMANCHE DE LA MISÉRICORDE

Le Chemin de Croix nous a conduits jusqu’au "spectacle" de la Croix. Lc 23/48.
Etonnant spectacle de la Miséricorde ! Eclatante splendeur de la Miséricorde
que maintenant nous désirons découvrir plus avant sur le Visage du Ressuscité.

I- LES APÔTRES FONT L’EXPÉRIENCE DE LA MISÉRICORDE. Jn 20/19-31.

Le soir de Pâques les apôtres sont réunis, mais surtout enfermés, confinés, terriblement blessés !
Brisés par la peur, la honte, l’incompréhension, le doute, la colère, la déception… Terrible deuil !
A l’image de l’Église parfois, et de notre monde avec tous ses murs, ses frontières, ses exclusions !
Le Corps de l’Église, ce premier soir, est en miette ! L’espérance est morte ! Nuit de la foi !
Comment naître à la foi sans vivre soi-même l’expérience de la Présence du Vivant ?
Comment être libéré de l’enfermement sans être appelé par l’Amour, rejoint par la Miséricorde ?
La Miséricorde, Jésus en prend l’initiative. Il vient. Il se rend visible parmi eux.
Lui, le Ressuscité, le Vivant aux Cinq Plaies toujours ouvertes. Et Il leur donne sa Paix.
"La Paix soit avec vous !" Et Il souffle sur eux : "Recevez l’Esprit Saint !" Jn 20/21-22
C’est avec son Corps Blessé que Jésus vient rejoindre le corps brisé de l’Église naissante.
C’est avec ses Plaies ouvertes que le Ressuscité vient guérir les blessures des disciples.

"Jésus leur montre ses mains et son côté." Jn 20/20.
Ces plaies défiguraient cruellement le Corps de Jésus sur la Croix.
Mais aujourd’hui elles ornent son Corps Ressuscité comme une parure de gloire.
Elles ne ruissellent plus de sang mais rayonnent de lumière. Elles sont les blessures de l’amour.

Le Corps Ressuscité du Christ n’est pas un corps remis à neuf, sans défaut, ’nickel-chrome’ !
Le Christ n’a pas quitté la Croix à laquelle Il a été cloué. Elle est son étendard d’amour…
Dans son Amour Il fait corps, à tout jamais, avec la croix du monde ! C’est cela la Miséricorde.
Le Christ ne cesse pas de communier intimement à ce que nous sommes, avec nos blessures.

II- THOMAS PLONGE DANS LA MISÉRICORDE . Jn 20/26-29.

“Nous avons vu le Seigneur !” proclament les apôtres. Mais cela ne suffit pas à Thomas !
Et à nous non plus cela ne peut pas suffire ! On ne construit pas une vie sur un "ouï-dire" !
Thomas ne peut se contenter d’entendre l’expérience des autres… pour la répéter ensuite…
Thomas découvre que Jésus le cherche, l’attend, pour gagner définitivement son coeur :
"Avance ton doigt ici, vois mes mains ; avance ta main, mets-la DANS mon côté !" Jn 20/27.

Thomas touche, et se laisse toucher par les blessures brûlantes de Jésus.
Il peut alors devenir Lui-même incandescent de ce Feu de l’Amour, le Feu de la Miséricorde.
Pour chacun de nous la foi naît dans cette expérience intime, coeur à coeur, du Christ en nous.
Nous sommes invités à plonger "DANS" les plaies du Seigneur, qui sont sources d’amour.
Cette expérience spirituelle, intime, nous la vivons comme Thomas dans le Souffle de l’Esprit.

La foi en la Résurrection ne nous évade pas de notre existence difficile et douloureuse,
mais nous enracine solidement là où déjà nos blessures sont saisies dans celles du Christ.
La foi nous apprend que “nous portons en nos corps les blessures de mort de Jésus-Christ,
pour que la vie de Jésus-Christ soit elle aussi manifestée dans notre corps”. 2Co4/10.

Notre rencontre personnelle avec le Christ Ressuscité est une rencontre de deux êtres blessés,
une rencontre comparable à une greffe, pour nous faire devenir membres vivants du Christ.
"Nous devenons un même être avec le Christ" : Nous sommes greffés sur Lui. Rm6/5.
La Vie du Ressuscité, son Souffle Saint, le Battement d’amour de son Coeur deviennent nôtres.
La mort, déjà, n’a plus de prise sur nous, car la Résurrection est déjà à l’oeuvre en nous.

C’était la foi, et la joie, de Jean-Paul II : “Les Plaies de l’Agneau sont la demeure du croyant !”
Tel est le miracle de la Miséricorde, qu’il nous est offert de vivre chaque jour
en plongeant nous-mêmes, avec amour et miséricorde, dans les blessures de nos frères…

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